Vert – Rouge – Jaune : les couleurs d’une nation

Ma vie camerounaise est comme une danse. Une danse effrénée à la chorégraphie épileptique où je tournoie, je shake, je pars, je reviens, je tombe dans les bras de quelques-uns. Les pas s’enchainent, tout va très vite et il faut continuer la cadence.

Yaoundé est une ville où tout déborde : les réseaux de canalisations quand il pleut à peine 30 min, l’énergie qui émane des gens qui se lâchent sur les rythmes du bikutsi, la poitrine des mamas qui cuisinent le poisson braisé, les étales de légumes au marché de Mokolo, le soleil qui se déverse dans les nuages le soir pour donner une couleur jaune ocre, chaude et douce, à la ville aux 7 collines...

On continue de voir cet excès dans les escapades vers l’Ouest. Je me pose et je fais un tour à 360°C. A chaque recoin, une vague de vert intense vient taper la rétine. Le vert des bananiers, de la jungle humide et lumineuse, des grandes plaines de montagne lorsque nous arrivons au Mont Manengouba, le vert du Ndolé, plat national incontournable, qu’une habitante m’offre chaleureusement quand je reviens de randonnée épuisée, le vert de mes yeux émerveillés.

Pour nuancer la couleur de ce tableau de vie et d’énergie, je mise alors sur le rouge bordeaux des haricots (petit déjeuner très populaire au Cameroun) et le rouge sang du foloré, cette boisson rafraîchissante à base de citron et de feuilles d’hibiscus.

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Quelle sera la prochaine couleur à venir se rajouter à l’oeuvre….?

 

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La vie est un gombo

« La vie est un gombo : tu glisses, tu tombes, tu tombes, tu glisses… » (proverbe africain)

Depuis un mois, j’enchaîne sans trop me poser de questions, j’accumule, je prends tout ce qui vient, en essayant de me protéger comme je le peux. La vie est dure ici, oui. Premiers pas en Afrique, au Cameroun, où les rétines et les tympans ont leur quota quotidien. C’est comme si je tentais de sauter dans un train poursuivant sa trajectoire à vitesse grand V, et de vite y trouver ma place alors qu’il n’y a aucune numérotation. Je déguste et me nourris des  paroles de chacun. Certaines ont un goût amer de vernonia, d’autres viennent tout apaiser avec un goût de miel d’Oku.

En attendant de me créer une routine qui me ressemblerait, je ne perds pas les bons réflexes : manger. Outre les QG à exapts du midi aka boulangerie/restaurants frenchy, je teste le poulet braisé, poisson grillé au barbeuc par les mamas du marché, bananes plantains, bâtons de manioc, poulet DG, et sans oublier : le fameux Ndolé camerounais ! D’ailleurs, si vous tentez un jour l’expérience ici, renseignez vous sur les meilleurs endroits pour déguster le Ndolé, car parfois, ça peut être fatal (et avoir la turista quand on est en réunion, c’est pas funky town).

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Ndolé poisson et bâtons de manioc

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Poulet DG : poivrons, tomates, bananes plantains, poireaux…

 

Prochainement, je dresserai des portraits photos et des recettes en provenance des différents marchés de Yaoundé, Douala et de partout où mes pieds m’amèneront 🙂

Crazy Turkey

Folle…Oui c’est bien ce que je suis devenue pendant ma courte escapade à Istanbul ce mois-ci. Folle de joie, folle de plaisir, folle de bonheur. C’était la première fois que je mettais les pieds dans cette ville que l’on m’avait vivement recommandé. J’aime Paris, je l’aimerais toute ma vie, mais comme toute vie à 2, il faut parfois se laisser de la liberté et aller respirer ailleurs. Avec mes amies de voyage, nous avons opté pour la Turquie. Quelques heures d’avion, de bus, de ferry et de métro plus tard, nous voilà dans un charmant hôtel/auberge de jeunesse, où la terrasse sur le toit nous offrira quelques jours plus tard une matinée éblouissante vue sur la mosquée bleue.

Que c’est bon de vivre !

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Trois jours, c’est très peu pour découvrir l’immense diversité de la cuisine turque. J’avais pour cliché le fameux kébab, mais j’étais à des années lumières de la réalité. Petite précision au passage : le « kébab » est juste un mot pour dire sandwich. Donc il y en a à toutes les sauces (et pas que « salade/tomates/oignon »). Mais le sandwich le plus connu est celui que l’on vend sur le port avec du poisson tout juste pêché : un régale ! Et si cette option ne vous tente pas, choisissez les moules garnies vendues par de petits commerçants à côté des bateaux, c’est succulent !

Pour vous résumer ce voyage culinaire…par où commencer ? Alors, alors…

Le premier soir, je décompressais du voyage avec un yaourt salé Ayran rafraichissant. Le deuxième jour, j’ai eu la chance de goûter à un plat très attrayant pour les touristes : le Testi Kebab. Cette fois-ci, aucun rapport avec le sandwich, car il s’agissait d’un mélange de poulets et légumes (poivrons, tomates) mijoté d’une surprenante façon dans un pot en terre cuite sur le barbeuc. Cette cuisson a l’avantage d’être très douce, rendant les ingrédients fondants et délicats (enfin c’est mon avis hein).

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Alors que la nuit tombait et que nous voulions nous reposer, nous décidâmes de poser nos 3 popotins dans un salon de thé narguilé, incontournable dans la capitale. Et hop, quelques baklavas gorgés de miel et un thé à la pomme pour digérer !

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Le lendemain après-midi, direction le Grand Bazar ! Pour déguster les célèbres loukoums (sorte de pâtes de fruits qui achèvent à chaque bouchée), je me suis contentée de piocher dans ceux proposés par les nombreux vendeurs : fruits rouges, chocolat, pistache…Il y en avait pour tous les goûts ! Pour finir cette belle journée ensoleillée, juste avant de sauter dans un bateau pour traverser le Bosphore, nous trinquons l’English Man rencontré à l’auberge et moi avec un turkish coffee, ces cafés très fort et non filtrés dans lesquels certains peuvent y lire des présages 🙂 Je connais déjà le mien : revenir à Istanbul encore et encore pour y crier mon amour pour la vie.

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J’ai la « dhal »

Le dhal, c’est comme le vin, le fromage et autres merveilleuses culinaires : c’est la vie. Avant l’Inde, je n’étais pas une grande adepte de légumineuses (lentilles, haricots…), bien que j’en connaissais tous les bienfaits. Riche en protéines, elles sont des alliés parfait pour une alimentation équilibrée et végétarienne (oui je rappelle que je consomme très peu de viande/poisson donc fallait bien que je trouve autre chose à me mettre sous la dent!). Et puis, on va pas se mentir : les lentilles pommes de terre carottes du dimanche, c’était pas le grand kiffe.

Et puis l’Inde est arrivée, et j’ai eu la formidable chance d’apprendre à cuisiner avec des locaux le dhal national. C’est une sorte de ragoût de lentilles corail au lait de coco et aux épices, très simple et parfait pour accompagner le plat de riz du midi. Travaillant dans une association promouvant une alimentation plus responsable, j’ai donc proposé un atelier cuisine avec ce plat en guest star. En gros, il suffit de tout découper/hacher et de tout laisser mijoter. Succès garanti ! Donc voici la recette à faire et refaire à l’infini chez soi 🙂

Recette du dhal indien

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La photo n’est pas de moi…Il faudrait un jour que je me mette à bosser mes présentations…un jour !

Ingrédients (pour 4 personnes) :

  • 140g de lentilles jaune ou corail
  • 2 tomates (en saison) ou 1 boite de concentré de tomates (hors saison)
  • 1 cuillère à café d’épices garam masala
  • 1 cuillère à café de coriandre hachée
  • 1 gousse d’ail
  • 1 morceau de gingembre
  • 1 cuillère à soupe d’huile de coco
  • 1 oignon rouge
  • 1 pincée du piment
  • 200 ml de lait ou crème de coco
  • 250 ml d’eau

1)Rincer les lentilles deux fois dans de l’eau.

2)Éplucher la gousse d’ail et le morceau de gingembre. Presser l’un et râper l’autre. Peler l’oignon et le hacher. Puis, peler les tomates et les découper en dès.

3)Dans une pôele ou wok, faire revenir l’ail, le gingembre, l’oignon avec de l’huile de coco. Rajouter les tomates (ou concentré), le piment et le garam masala.

4)Ajouter les lentilles avec de l’eau et le lait ou crème de coco. Laisser mijoter 15-20 min.

Far west

En novembre dernier, je me suis rendue en territoire breton  pour la première fois de ma vie. Pas n’importe où : dans le Finistère à la pointe de la pointe, et plus exactement à Ploudalmezeau, un petit village qui résiste encore et toujours à la grisaille et mauvaise humeur hivernale.

Accueillie comme une diva et chouchoutée comme jamais par la famille de mon ancien collègue en Inde, j’ai eu le plaisir d’y passer un week-end express, en manque d’oxygène car à Paris, on étouffe ! De l’air frais plein les poumons, des paysages à couper le souffle (c’est assez contradictoire comme phrase…), et de la chaleur dans les petit pub et crêperie longeant les ports.  Tout le monde se connait (des amis d’enfance, des cousins, des parents d’amis, des collègues…) et toutes les raisons sont bonnes pour venir partager une « tasse » en fin de journée. La fatigue extrême et les galères se sont évaporées dans la fumée d’un café que je buvais en regardant le coucher de soleil sur Portsall, la commune voisine.

Le chouchoutage par de bons repas était inévitable, et c’est connu : on ne peut lutter contre son propre destin. Pour résumé ce que mon estomac a encaissé:

  • Des huitres de Bretagne qui ont fait rude concurrence à celles d’Arcachon auxquelles j’étais habituée.
  • Shoot de beurre en intraveineuse qui m’a mis KO grâce au Kouignaman.
  • Baptême aux authentiques crêpes bretonnes qui restent la valeur sûre!

Et comme on est en période de fêtes, je vous dévoile la recette du VRAI far breton que j’ai eu le privilège de déguster fait maison et avec amour.

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Ingrédients

  • 75 cl de lait entier
  • 200g de farine
  • 170g de sucre
  • 4 oeufs
  • 20g de beurre demi-sel (toujours)
  • 1 sachet de sucre vanillé

1)Dans un saladier, mélangez les ingrédients dans l’ordre suivant: la farine, le sel, le sucre, les oeufs (un après l’autre), le lait tiède et le beurre fondu.

2)Beurrez un plat et mettez au four pendant 1h à 200°C (si le far manque de cuisson, laissez encore 30 min à 180°C).

 

Amis addict du gras et des bonnes choses, le passage en Bretagne sera obligé pour l’année qui arrive ! 😀

Voyage gastronomique à Madagascar: Cuisine et boisson de l’Île Rouge

Pour rejoindre le dernier article de la Chronique Saveurs et Terroirs qui parlaient de Madagascar, voici un petit article du blog 38000km : le tour du monde en 365 jours!  qui vous donnera envie de décoller illico presto avec le prochain avion depuis Paris! 🙂

Madagascar est renommée à travers le monde pour abriter des produits alimentaires exceptionnels. Parmi eux, on peut notamment citer la vanille, le girofle, le litchi, le café, et le poivre. Il n’est pas étonnant que cette charmante île de l’Océan Indien propose des spécialités culinaires incomparables. Madagascar est l’une des destinations à privilégier pour réaliser d’inestimables découvertes en terme de goût. Les spécialités qu’on y rencontre sont pour la plupart uniques au monde. Ne perdez alors plus un instant et partez pour un voyage gastronomique à Madagascar et faites connaissance avec la cuisine, mais aussi les boissons qui font la fierté de l’île Rouge.

La gastronomie malgache : une cuisine haute en saveurs

Dans l’assiette malgache typique, on rencontre en premier le riz. Cette céréale est le composant principal de tous les repas à Madagascar. On en consomme presque partout dans l’île. Il est agrémenté de viande, de légumes, de haricots, de poissons ou encore de crustacés, cuisinés de diverses façons, avec ou sans épices. Le piment et l’achard (mangues, carotte, citron…) sont également appréciés sur l’île. Les produits locaux sont les principaux ingrédients des spécialités malgaches.

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Les cuisines étrangères ont également leurs places dans la gastronomie de Madagascar. Les spécialités italiennes (pizza, pâtes), indiennes, chinoises et françaises sont les plus populaires. Votre voyage à Madagascar sera ainsi une bonne occasion de vous essayer à une cuisine haute en saveurs, mais aussi en couleurs.

Les spécialités de la Grande Île

L’île de Madagascar possède dans ses régions, des spécialités culinaires qui valent le détour. Parmi elles, voici quelques-unes des plus célèbres et authentiques. Tout d’abord, on a le fameux Ravitoto. C’est une sorte de ragout fait de feuilles de manioc pilées, accompagné en général de viande de porc. Les locaux en raffolent. Sur les côtes de la Grande île, le Ravitoto est cuisiné avec du lait de coco. Le Romazava est aussi un plat typique de Madagascar. Il est généralement composé de viande de zébu et de brèdes, qu’on laisse mijoter.

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Côté pâtisserie, Madagascar a ce qu’on appelle le Koba. Ce dernier est un mélange de cacahuètes broyées, de sucre et de farine de riz, qui est ensuite roulé, emballé dans une grande feuille de bananier et cuit dans de l’eau.

Les snacks ne manquent également pas sur l’île. On a notamment, le mofo baolina (beignet en forme ronde), le mofo akondro (beignet de banane), le mokary (galettes de riz blanc), le masikita (brochette de viande) et le sambos (genre de samoussas).

Les boissons typiques de Madagascar

Durant votre séjour à Madagascar, vous aurez l’occasion de goûter au ranon’apango qui est une boisson servie chaude ou froide lors du repas. Il est obtenu à partir du riz brûlé au fond de la marmite dans laquelle on vient de faire cuire le riz du repas, que l’on fait chauffer avec de l’eau.

Vu la multitude de fruits qui pousse sur l’île, les jus de fruits sucrés baptisés par les locaux : jus naturels, sont très courant. Côté alcool, Madagascar est un grand producteur de rhum, de bière et de vin. Les deux premiers sont particulièrement reconnus au niveau international.

Pour continuer de rêver et de saliver, n’hésitez pas à aller visiter le blog 🙂

Kerala mon amour

9 mois sont si vite passés dans cette sublime région qu’est le Kérala en Inde. J’essaie donc de récolter encore quelques recettes délicieuses que m’enseignent mes collègues 🙂

Curry d’épinards frais/noix de coco et dhal* sur riz de chou fleur

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Ingrédients Curry épinards

  • 1 noix de coco
  • 500g de pousses d’épinards
  • Ail
  • Huile de coco
  1. Hachez finement avec un couteau vos épinards frais. Râpez la noix de coco et coupez de une gousse d’ail.
  2. Faites revenir dans une poêle avec un peu d’huile de coco vierge.

Pour la recette du riz de Chou fleur, je vous invite à relire l’article Chronique nutrition 4 de Amaia. Pour le dhal* (sauce lentilles), c’est très simple : mettez dans une cocotte minute trois verres d’eau, un verre de lentilles corail, deux tomates coupées en dés, du sel, un oignon haché, quelques restes d’épinards et attendez 8 sifflements!

C’est une excellente manière de cuisiner les épinards autre qu’avec de la crème 🙂