Chaaaaaud Cacao

Dans chaque pays où j’ai pu résider, il y avait un endroit réconfort ++++ où me ressourçait dans les moments les plus durs de l’expatriation : le lodge Snehatheeram en Inde, le lodge du profe de San Pedro en Amazonie, le salon de thé café Cinnamon en Irlande…Oveng Lodge., c’est mon petit coin de paradis et ma bouffée d’air frais loin de Yaoundé 🙂 Tout ce qu’il me fallait pour bien m’ancrer dans ce pays où je compte rester 2 bonnes années. Et ça tombe bien, car ils font en plus des ateliers cuisine de tablette de chocolat 100% fait maison.

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Préparation

Etape 1 : Récupérer des fèves de cacao séchées

Etape 2 : les faire cuire dans une marmite jusqu’à ce qu’elles deviennent noire, puis enlever la peau craquelée.

Etape 3 : Broyer les fèves pour en faire une pâte de cacao crue

Etape 4 : Faire bouillir la pâte dans de l’eau avec du sucre, et laisser cuire environ 20-30 min en remuant constamment dans le même sens.

Etape 5 : Verser dans un moule et hop au frigo !

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Sauce kribienne

Ah Kribi….La fameuse station balnéaire située au Sud du Cameroun.

Ses longues plages où se baladent des amours illusoires parsemés de cheveux gris et de cheveux frisés.

Ses voyages à l’arrière des moto-taxis brassant l’air à toute vitesse, en choppant au passage les moustiques « paludiens » notoires.

Ses petit-déjeuners sur fond de Tracy Chapman.

Ses journées ensoleillées à tester des gambas et crevettes à peine pêchées servies avec du miando* (bâton de manioc vapeur avec une texture gluante) et ses chaudes soirées face à l’océan avec comme compagnon de route du poisson frais braisé et une bouteille de bière rafraîchissante. « Une Castel pour elle, une Isenbeck pour celui ci, et une 33 pour moi », le refrain enjoué des pré-commandes. S’hydrater au malte, c’est vital !

Je suis ici, loin de Yaoundé.

Je fonds sous l’humidité de la ville et la lourdeur des sons yassa des radios. Et je me noie volontiers dans l’énergie que dégagent des chercheurs bossant sur la conservation des tortues marines, des jeunes construisant des pirogues en bouteilles plastiques récupérées sur la plage…. et de toutes ces personnes de toute nationalité qui ont décidé de s’engager et de croire qu’un avenir meilleur attend ce pays où tout est possible.

Je respire.

Ouf.

Reportage « K-merment Bon » n°1 : le poulet sauce arachide

Vendredi soir….Dure semaine…Une bonne envie de décompresser et de me changer les idées.

Qu’y a-t-il donc d’inscrit sur mon agenda mental? Oh! un cours de cuisine camerounaise, c’est vrai! La monnaie d’échange pour ce cours sera des sourires arrosés de bières Castel et Mützig, car au Cameroun, un repas sans bière n’est jamais complet ! Tant mieux, j’adore la bière (ça rend les cheveux brillants….même si ça passe par l’estomac, si, si #autoconviction).

Je prends un taxi partagé pour me rendre chez un ami, Hugues aka Gaëtan, qui a eu la gentillesse de m’accueillir au sein de sa famille pour m’apprendre à cuisiner un des plats les plus célèbres et quotidiens de Yaoundé : le poulet sauce arachide. Vous ais-je déjà dit que l’arachide se trouvait partout ? A l’apéro, dans les plats, dans la pâte à tartiner, dans les cappuccino…Fini les petits pots onéreux de beurre de cacahuète en magasin bio. Au Cameroun, on va chercher son seau de beurre de cacahuète (oui je dis bien un seau, en mode OKLM) pour pas cher au marché. C’est un ingrédient de base dans la cuisine traditionnelle,  confectionnant des plats riches et délicieux. C’est parti pour le régal !

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Ingrédients pour 6 personnes :

  • 1 poulet préalablement coupé
  • Quelques filets de poisson fumé
  • 5 tomates
  • 2 oignons
  • Quelques pousses de Djansang camerounais
  • 10 bananes plantains
  • 4 cuillères à soupe de beurre de cacahuète
  • Huile
  1. Faire cuire dans de l’eau bouillante vos bananes plantains coupées jusqu’à ce qu’ils soient mi-cuits (encore un peu dur).
  2. Écrasez vos pousses de ginseng pour former une pâte.
  3. Mixez en purée vos oignons et tomates puis faites revenir dans une marmite huilée avec la pâte de djansang environ 15 min.
  4. Dans un récipient, diluez le beurre de cacahuète dans de l’eau pour que cela soit bien liquide, puis versez dans la marmite.
  5. Rajoutez les morceaux de poulet cuits et de poisson fumé et laissez mijoter 20 min.
  6. Pendant ce temps là, égouttez les morceaux de banane plantain et écrasez les en purée (ici avec le grand mortier). Formez des boules et laissez refroidir.
  7. Servez les boules de bananes plantain accompagnée du poulet en sauce.

Merci à Annick et merci à toute la famille Essono pour ce moment 🙂 To be continued…

Vert – Rouge – Jaune : les couleurs d’une nation

Ma vie camerounaise est comme une danse. Une danse effrénée à la chorégraphie épileptique où je tournoie, je shake, je pars, je reviens, je tombe dans les bras de quelques-uns. Les pas s’enchainent, tout va très vite et il faut continuer la cadence.

Yaoundé est une ville où tout déborde : les réseaux de canalisations quand il pleut à peine 30 min, l’énergie qui émane des gens qui se lâchent sur les rythmes du bikutsi, la poitrine des mamas qui cuisinent le poisson braisé, les étales de légumes au marché de Mokolo, le soleil qui se déverse dans les nuages le soir pour donner une couleur jaune ocre, chaude et douce, à la ville aux 7 collines...

On continue de voir cet excès dans les escapades vers l’Ouest. Je me pose et je fais un tour à 360°C. A chaque recoin, une vague de vert intense vient taper la rétine. Le vert des bananiers, de la jungle humide et lumineuse, des grandes plaines de montagne lorsque nous arrivons au Mont Manengouba, le vert du Ndolé, plat national incontournable, qu’une habitante m’offre chaleureusement quand je reviens de randonnée épuisée, le vert de mes yeux émerveillés.

Pour nuancer la couleur de ce tableau de vie et d’énergie, je mise alors sur le rouge bordeaux des haricots (petit déjeuner très populaire au Cameroun) et le rouge sang du foléré, cette boisson rafraîchissante à base de citron et de feuilles d’hibiscus.

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Quelle sera la prochaine couleur à venir se rajouter à l’oeuvre….?

 

La vie est un gombo

« La vie est un gombo : tu glisses, tu tombes, tu tombes, tu glisses… » (proverbe africain)

Depuis un mois, j’enchaîne sans trop me poser de questions, j’accumule, je prends tout ce qui vient, en essayant de me protéger comme je le peux. La vie est dure ici, oui. Premiers pas en Afrique, au Cameroun, où les rétines et les tympans ont leur quota quotidien. C’est comme si je tentais de sauter dans un train poursuivant sa trajectoire à vitesse grand V, et de vite y trouver ma place alors qu’il n’y a aucune numérotation. Je déguste et me nourris des  paroles de chacun. Certaines ont un goût amer de vernonia, d’autres viennent tout apaiser avec un goût de miel d’Oku.

En attendant de me créer une routine qui me ressemblerait, je ne perds pas les bons réflexes : manger. Outre les QG à exapts du midi aka boulangerie/restaurants frenchy, je teste le poulet braisé, poisson grillé au barbeuc par les mamas du marché, bananes plantains, bâtons de manioc, poulet DG, et sans oublier : le fameux Ndolé camerounais ! D’ailleurs, si vous tentez un jour l’expérience ici, renseignez vous sur les meilleurs endroits pour déguster le Ndolé, car parfois, ça peut être fatal (et avoir la turista quand on est en réunion, c’est pas funky town).

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Ndolé poisson et bâtons de manioc

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Poulet DG : poivrons, tomates, bananes plantains, poireaux…

 

Prochainement, je dresserai des portraits photos et des recettes en provenance des différents marchés de Yaoundé, Douala et de partout où mes pieds m’amèneront 🙂

Crazy Turkey

Folle…Oui c’est bien ce que je suis devenue pendant ma courte escapade à Istanbul ce mois-ci. Folle de joie, folle de plaisir, folle de bonheur. C’était la première fois que je mettais les pieds dans cette ville que l’on m’avait vivement recommandé. J’aime Paris, je l’aimerais toute ma vie, mais comme toute vie à 2, il faut parfois se laisser de la liberté et aller respirer ailleurs. Avec mes amies de voyage, nous avons opté pour la Turquie. Quelques heures d’avion, de bus, de ferry et de métro plus tard, nous voilà dans un charmant hôtel/auberge de jeunesse, où la terrasse sur le toit nous offrira quelques jours plus tard une matinée éblouissante vue sur la mosquée bleue.

Que c’est bon de vivre !

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Trois jours, c’est très peu pour découvrir l’immense diversité de la cuisine turque. J’avais pour cliché le fameux kébab, mais j’étais à des années lumières de la réalité. Petite précision au passage : le « kébab » est juste un mot pour dire sandwich. Donc il y en a à toutes les sauces (et pas que « salade/tomates/oignon »). Mais le sandwich le plus connu est celui que l’on vend sur le port avec du poisson tout juste pêché : un régale ! Et si cette option ne vous tente pas, choisissez les moules garnies vendues par de petits commerçants à côté des bateaux, c’est succulent !

Pour vous résumer ce voyage culinaire…par où commencer ? Alors, alors…

Le premier soir, je décompressais du voyage avec un yaourt salé Ayran rafraichissant. Le deuxième jour, j’ai eu la chance de goûter à un plat très attrayant pour les touristes : le Testi Kebab. Cette fois-ci, aucun rapport avec le sandwich, car il s’agissait d’un mélange de poulets et légumes (poivrons, tomates) mijoté d’une surprenante façon dans un pot en terre cuite sur le barbeuc. Cette cuisson a l’avantage d’être très douce, rendant les ingrédients fondants et délicats (enfin c’est mon avis hein).

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Alors que la nuit tombait et que nous voulions nous reposer, nous décidâmes de poser nos 3 popotins dans un salon de thé narguilé, incontournable dans la capitale. Et hop, quelques baklavas gorgés de miel et un thé à la pomme pour digérer !

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Le lendemain après-midi, direction le Grand Bazar ! Pour déguster les célèbres loukoums (sorte de pâtes de fruits qui achèvent à chaque bouchée), je me suis contentée de piocher dans ceux proposés par les nombreux vendeurs : fruits rouges, chocolat, pistache…Il y en avait pour tous les goûts ! Pour finir cette belle journée ensoleillée, juste avant de sauter dans un bateau pour traverser le Bosphore, nous trinquons l’English Man rencontré à l’auberge et moi avec un turkish coffee, ces cafés très fort et non filtrés dans lesquels certains peuvent y lire des présages 🙂 Je connais déjà le mien : revenir à Istanbul encore et encore pour y crier mon amour pour la vie.

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J’ai la « dhal »

Le dhal, c’est comme le vin, le fromage et autres merveilleuses culinaires : c’est la vie. Avant l’Inde, je n’étais pas une grande adepte de légumineuses (lentilles, haricots…), bien que j’en connaissais tous les bienfaits. Riche en protéines, elles sont des alliés parfait pour une alimentation équilibrée et végétarienne (oui je rappelle que je consomme très peu de viande/poisson donc fallait bien que je trouve autre chose à me mettre sous la dent!). Et puis, on va pas se mentir : les lentilles pommes de terre carottes du dimanche, c’était pas le grand kiffe.

Et puis l’Inde est arrivée, et j’ai eu la formidable chance d’apprendre à cuisiner avec des locaux le dhal national. C’est une sorte de ragoût de lentilles corail au lait de coco et aux épices, très simple et parfait pour accompagner le plat de riz du midi. Travaillant dans une association promouvant une alimentation plus responsable, j’ai donc proposé un atelier cuisine avec ce plat en guest star. En gros, il suffit de tout découper/hacher et de tout laisser mijoter. Succès garanti ! Donc voici la recette à faire et refaire à l’infini chez soi 🙂

Recette du dhal indien

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La photo n’est pas de moi…Il faudrait un jour que je me mette à bosser mes présentations…un jour !

Ingrédients (pour 4 personnes) :

  • 140g de lentilles jaune ou corail
  • 2 tomates (en saison) ou 1 boite de concentré de tomates (hors saison)
  • 1 cuillère à café d’épices garam masala
  • 1 cuillère à café de coriandre hachée
  • 1 gousse d’ail
  • 1 morceau de gingembre
  • 1 cuillère à soupe d’huile de coco
  • 1 oignon rouge
  • 1 pincée du piment
  • 200 ml de lait ou crème de coco
  • 250 ml d’eau

1)Rincer les lentilles deux fois dans de l’eau.

2)Éplucher la gousse d’ail et le morceau de gingembre. Presser l’un et râper l’autre. Peler l’oignon et le hacher. Puis, peler les tomates et les découper en dès.

3)Dans une pôele ou wok, faire revenir l’ail, le gingembre, l’oignon avec de l’huile de coco. Rajouter les tomates (ou concentré), le piment et le garam masala.

4)Ajouter les lentilles avec de l’eau et le lait ou crème de coco. Laisser mijoter 15-20 min.