Reportage « K-merment Bon » n°1 : le poulet sauce arachide

Vendredi soir….Dure semaine…Une bonne envie de décompresser et de me changer les idées.

Qu’y a-t-il donc d’inscrit sur mon agenda mental? Oh! un cours de cuisine camerounaise, c’est vrai! La monnaie d’échange pour ce cours sera des sourires arrosés de bières Castel et Mützig, car au Cameroun, un repas sans bière n’est jamais complet ! Tant mieux, j’adore la bière (ça rend les cheveux brillants….même si ça passe par l’estomac, si, si #autoconviction).

Je prends un taxi partagé pour me rendre chez un ami, Hugues aka Gaëtan, qui a eu la gentillesse de m’accueillir au sein de sa famille pour m’apprendre à cuisiner un des plats les plus célèbres et quotidiens de Yaoundé : le poulet sauce arachide. Vous ais-je déjà dit que l’arachide se trouvait partout ? A l’apéro, dans les plats, dans la pâte à tartiner, dans les cappuccino…Fini les petits pots onéreux de beurre de cacahuète en magasin bio. Au Cameroun, on va chercher son seau de beurre de cacahuète (oui je dis bien un seau, en mode OKLM) pour pas cher au marché. C’est un ingrédient de base dans la cuisine traditionnelle,  confectionnant des plats riches et délicieux. C’est parti pour le régal !

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Ingrédients pour 6 personnes :

  • 1 poulet préalablement coupé
  • Quelques filets de poisson fumé
  • 5 tomates
  • 2 oignons
  • Quelques pousses de Djansang camerounais
  • 10 bananes plantains
  • 4 cuillères à soupe de beurre de cacahuète
  • Huile
  1. Faire cuire dans de l’eau bouillante vos bananes plantains coupées jusqu’à ce qu’ils soient mi-cuits (encore un peu dur).
  2. Écrasez vos pousses de ginseng pour former une pâte.
  3. Mixez en purée vos oignons et tomates puis faites revenir dans une marmite huilée avec la pâte de djansang environ 15 min.
  4. Dans un récipient, diluez le beurre de cacahuète dans de l’eau pour que cela soit bien liquide, puis versez dans la marmite.
  5. Rajoutez les morceaux de poulet cuits et de poisson fumé et laissez mijoter 20 min.
  6. Pendant ce temps là, égouttez les morceaux de banane plantain et écrasez les en purée (ici avec le grand mortier). Formez des boules et laissez refroidir.
  7. Servez les boules de bananes plantain accompagnée du poulet en sauce.

Merci à Annick et merci à toute la famille Essono pour ce moment 🙂 To be continued…

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Les faims de mois sont les meilleures

Après les fêtes ou en fin de mois, c’est bien connu : on accumule les restes. Et quand je débarque dans ma cuisine après mon séjour en Inde, je me surprends d’être contente en voyant un énorme sec rempli de bouts de pain dur non consommés. Pourquoi contente ? Parce que j’adore recycler l’irrecyclable en cuisine !

Comme à mon humble habitude de mamie nova de 26 ans, j’adore faire des gâteaux pour mes colocs et mes collègues. C’est bien connu que le Lundi, absolument personne sur cette terre ne va sauter de joie à 8h au bureau. Moi-même, je ne pense qu’à me noyer dans le café noir que la machine vient de sortir, et ce ne sont pas les playlist Folk Youtube écoutées en boucle qui arrivent à adoucir cette journée maudite de la semaine. Alors j’apporte  un bon pudding qui va caler les estomacs et occuper l’esprit pour quelques heures. Si on n’a pas la foi pour le boulot, on l’a au moins pour la bouffe.

Recette zéro-déchet : le pudding de pain rassi au rhum et raisins

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Ingrédients pour 8-10 personnes (attention, fat gâteau) :

  • L’équivalent de 2 baguettes de restes de pain dur
  • 3 oeufs
  • 1 litre de lait entier
  • Deux grosses poignées de raisins secs (ou cranberries)
  • 1/3 d’un verre de rhum brun
  • 150g de sucre cassonade
  • 1 sachet de sucre vanillé

1)Faites tremper la veille dans un grand saladier les morceaux de pain dur dans le lait. Le pain doit être bien ramolli.

2)Dans ce même saladier, mélangez tous les ingrédients (oeufs, sucres, rhum, raisins) jusqu’à obtenir une pâte consistante.

3) Dans un plat en verre tapissé de papier cuisson, versez la préparation et mettez à cuire entre 45 min et 1h thermostat 7.

Oui au pudding et non au pain rassi pour les canards du lac d’à côté (ou les chiens errants affamé, ça dépend de là où on se trouve hein)

Le réconfort du chaï

Les fêtes de fin d’année ont été radicalement différentes de la plupart de mes concitoyens expatriés. A défaut de prendre un A/R Air France pour faire le marathon des soirées raclette à la montagne et de cuite au champagne sous l’égide du saint plaid, j’optai pour quelques milliers de km vers l’Est direction….l’Inde!

Le come back au bled ouais! Le Kérala, mon petit chez moi 🙂 Noël à Kochi,  balades dans le village à la rencontre de ma petite famille indienne, un tour à l’ashram, nouvel an sur les plages de Varkala puis direction le Tamil Nadu pour finir les vacances à Chennai. L’indescriptible bonheur que j’ai ressenti en posant un pied sur le sol indien s’est faufilé dans mes sourires, mon coeur qui battait en chaque instant et surtout dans mon énorme appétit. Enchaînement de dosas, curry, crevettes et fish masala, naan…et chai. Le fameux thé indien, que l’on déguste à chaque occasion. Souvent, il s’agit juste de thé noir, lait et sucre servi à l’indienne (un peu mousseux), mais si l’on veut vraiment kiffer la vie, on se laisse tenter par le Masala Chai.

Pour 4 tasses

  • 4 gousses de cardamone
  • 2 petits bâtons de cannelle ou un grand
  • 4 grains de poivre
  • 4 clous de girofle
  • 1 ou 2 étoiles badiane
  • 1/2 cuillère à café de poudre de gingembre ou gingembre frais râpé
  • 4 cuillères à café de thé noir
  • 4 cuillères à café de lait en poudre
  • Sucre

1) Dans une casserole, faites bouillir 1 litre d’eau puis versez dans une théière.

2)Mettez à infuser le thé avec vos épices dans l’eau 10 à 15 min, puis filtrez.

3)Dans chaque tasse, mettez une cuillère à café de lait en poudre et de sucre, puis ajoutez la préparation de thé épicé délicatement.

Ce dernier accompagne désormais parfaitement mes journées sur le rythme de « Perfect » d’Ed Sheeran, que j’écoute à peu près 8h/jour depuis un mois. Histoire de renforcer encore plus le cliché de la collègue kikoo. Qu’importe ! Ici et plus que jamais, j’ai besoin de ma dose de réconfort et de douceur. Shanti.

Bonne année 2018 !

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>> Vers un mode de vie Zéro déchet et minimaliste (moins de plastique, moins d’achats, plus d’économies)

>> Plus de sport pour une meilleure santé

>> De moins en moins de viande dans mon assiette (et plus de petit pois!)

>> Des voyages, encore et toujours ! (Afrique de l’Ouest)

>> Travailler mon écriture

>> Moins de café (non je déconne)

Meilleur à vous 🙂

Vert – Rouge – Jaune : les couleurs d’une nation

Ma vie camerounaise est comme une danse. Une danse effrénée à la chorégraphie épileptique où je tournoie, je shake, je pars, je reviens, je tombe dans les bras de quelques-uns. Les pas s’enchainent, tout va très vite et il faut continuer la cadence.

Yaoundé est une ville où tout déborde : les réseaux de canalisations quand il pleut à peine 30 min, l’énergie qui émane des gens qui se lâchent sur les rythmes du bikutsi, la poitrine des mamas qui cuisinent le poisson braisé, les étales de légumes au marché de Mokolo, le soleil qui se déverse dans les nuages le soir pour donner une couleur jaune ocre, chaude et douce, à la ville aux 7 collines...

On continue de voir cet excès dans les escapades vers l’Ouest. Je me pose et je fais un tour à 360°C. A chaque recoin, une vague de vert intense vient taper la rétine. Le vert des bananiers, de la jungle humide et lumineuse, des grandes plaines de montagne lorsque nous arrivons au Mont Manengouba, le vert du Ndolé, plat national incontournable, qu’une habitante m’offre chaleureusement quand je reviens de randonnée épuisée, le vert de mes yeux émerveillés.

Pour nuancer la couleur de ce tableau de vie et d’énergie, je mise alors sur le rouge bordeaux des haricots (petit déjeuner très populaire au Cameroun) et le rouge sang du foléré, cette boisson rafraîchissante à base de citron et de feuilles d’hibiscus.

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Quelle sera la prochaine couleur à venir se rajouter à l’oeuvre….?

 

La vie est un gombo

« La vie est un gombo : tu glisses, tu tombes, tu tombes, tu glisses… » (proverbe africain)

Depuis un mois, j’enchaîne sans trop me poser de questions, j’accumule, je prends tout ce qui vient, en essayant de me protéger comme je le peux. La vie est dure ici, oui. Premiers pas en Afrique, au Cameroun, où les rétines et les tympans ont leur quota quotidien. C’est comme si je tentais de sauter dans un train poursuivant sa trajectoire à vitesse grand V, et de vite y trouver ma place alors qu’il n’y a aucune numérotation. Je déguste et me nourris des  paroles de chacun. Certaines ont un goût amer de vernonia, d’autres viennent tout apaiser avec un goût de miel d’Oku.

En attendant de me créer une routine qui me ressemblerait, je ne perds pas les bons réflexes : manger. Outre les QG à exapts du midi aka boulangerie/restaurants frenchy, je teste le poulet braisé, poisson grillé au barbeuc par les mamas du marché, bananes plantains, bâtons de manioc, poulet DG, et sans oublier : le fameux Ndolé camerounais ! D’ailleurs, si vous tentez un jour l’expérience ici, renseignez vous sur les meilleurs endroits pour déguster le Ndolé, car parfois, ça peut être fatal (et avoir la turista quand on est en réunion, c’est pas funky town).

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Ndolé poisson et bâtons de manioc

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Poulet DG : poivrons, tomates, bananes plantains, poireaux…

 

Prochainement, je dresserai des portraits photos et des recettes en provenance des différents marchés de Yaoundé, Douala et de partout où mes pieds m’amèneront 🙂

Positive Energy

Deux semaines se sont écoulées depuis mon arrivée à Yaoundé. On pourrait les résumer à des heures d’incompréhension, des minutes de panique et des secondes interminables de pleurs. Mais pas que, et bien heureusement. La fascination, la curiosité, la joie de rencontrer des nouvelles personnes dans un nouveau pays se mêlent à la spirale émotionnelle des premiers temps de l’expatriation.

On observe, on écoute. Beaucoup. Toute une vie à refaire et à reconstruire (et oui, encore….). Il faut trouver ses repères très vite et prendre de bonnes marques dès le départ, histoire de ne pas louper son sprint. Sinon je ne tiendrai jamais la course de ces 2 ans au Cameroun. Alors je refais le plein d’énergie en me nourrissant de la bienveillance de certains, de la passion d’autres….mais aussi de super cookies réalisés par la nouvelle coloc (sud ouest représente).

Recette ultra-facile de Cookies banane-muesli (vegan)

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En raison d’un conflit d’ordre interne avec le four qui a un peu trop « doré » les cookies, on a opté pour une photo sur internet

Ingrédients (pour une dizaine de cookies) :

  • 2 bananes mûres
  • 3 poignées de muesli aux fruits secs
  • 1 cuillère à soupe de miel
  1. Écrasez les bananes à l’aide d’une fourchette pour obtenir une purée.
  2. Dans un saladier, mélangez bien la purée de banane, le muesli et le miel.
  3. Sur une plaque recouverte de papier sulfurisé, formez des petits tas (une cuillère à soupe = 1 cookie) et laissez cuire environ 15 min à 180°C.

 

Mieux que le smecta pour bien caler ton bide un dimanche post-turista !