Veganosaurus VS Omnichtulu : le combat sans pitié contre les idées reçues

Le tome 2 de la Chronique nutrition d’Amaia sur le véganisme, c’est par ici les choupis ! 🙂

fruits

Avantage numéro 1 d’intégrer plus de verdure dans notre alimentation : les fruits.

Vous revoici sur Berlande pour le second volet de notre merveilleuse trilogie végane ! Aujourd’hui, on se concentre sur des questions que certains se posent légitimement au sujet du véganisme, mais aussi sur quelques idées reçues qui méritent bien d’aller au placard. Oui, vous commencez peut-être à le savoir, le débunkage d’intox en nutrition est ma passion. Chacun son truc !

Florilège.

« Être végane est dangereux pour la santé »
Désolée pour les amoureux du steak, mais non ! Il existait jusqu’à récemment un seul réel frein à une alimentation strictement végétalienne : l’absence de vitamine B12 dans les produits végétaux. Cette vitamine est essentielle pour l’Homme et doit absolument provenir de son alimentation. Elle est actuellement produite à l’échelle industrielle par fermentation bactérienne, et il est donc très simple de se procurer une supplémentation.
Il n’existe ainsi plus de frein à un régime végane, il faut simplement prendre quelques précautions : comme évoqué plus haut, se supplémenter en B12 (si l’on consomme très peu de produits industriels « végétariens », déjà enrichis), manger de façon variée, mais aussi, pour les parents, apporter une attention particulière aux nourrissons. Les premières années d’une vie sont aussi celles où la croissance est la plus rapide, et un apport important en protéines est primordial. Il est donc essentiel de nourrir un nourrisson ou un très jeune enfant avec des substituts de lait maternel (suite à l’allaitement, ou en remplacement). Pas avec du lait de soja trouvé à Casino donc.
L’ANSES a fait un point assez complet sur le sujet il y a quelques années.
Par ailleurs, même si les protéines végétales sont moins complètes que les protéines animales, un régime végane varié permet largement un apport adéquat. J’en parle un peu plus bas !

« Les produits animaux sont dangereux pour la santé »
Meh… Pas… Vraiment…
Seules les viandes transformées (charcuteries, saucisses et autres viandes très transformées…) sont aujourd’hui classées « cancérigènes » par l’OMS, la viande rouge étant considérée comme « probablement cancérigène ».
Ce qui signifie que les viandes blanches, les produits laitiers, les œufs ou encore les produits de la mer sont consommables en tout sécurité.
Les poissons gras, comme le saumon ou les sardines, sont par exemple très recommandés en raison des minéraux qu’ils apportent (sélénium, magnésium, iode, fer, cuivre…) mais surtout pour les omégas-3 qu’ils contiennent (l’acide eicosapentaénoïque et l’acide docosahexaénoïque), des acides gras essentiels pour notre organisme, excellents pour notre santé cardiaque, et qui pourraient avoir un effet préventif contre la maladie d’Alzheimer.
On peut heureusement retrouver ces omégas-3 dans les produits végétaux (graines de chia, graines de lin moulues…) si besoin ! Ce qui permet de laisser les océans tranquilles, et au passage de ne pas trop s’exposer au mercure que l’on retrouve malheureusement dans les tissus des poissons prédateurs (thon, espadon…) en raison de la pollution des eaux.
Très concrètement, si la consommation importante de légumes et de fruits est la base de votre alimentation, l’introduction ou non de produits animaux n’aura que peu d’effets – si vous êtes en bonne santé à la base.
Ce sont les alimentations riches en aliments transformés, en viande rouge, et en sucres, qui sont réellement problématique. Je viens d’ailleurs (quelle surprise !) de vous décrire dans les grandes lignes l’alimentation américaine de base (selon les médecins et nutritionnistes : Standard American Diet, ou encore Western Dietary Pattern), et il est très facile d’en voir les ravages, tant sur le plan santé qu’au niveau écologique.

« Je suis allergique à beaucoup des produits phares de l’alimentation végane, je fais quoi ? »
Histoire vraie – une amie (coucou Binômette) est en effet extrêmement allergique à globalement TOUT ce qui pourrait constituer la base des apports protéiques d’un régime végane (soja, légumineuses, noix et fruits à coques, et le pire c’est que j’en oublie…).
Si elle devait un jour être végane, elle serait condamnée à ne manger que des céréales et quelques fruits et légumes, une perspective pas tout à fait réjouissante…
Le point que j’ai envie de mettre en avant ici, c’est que nous ne sommes absolument pas tous égaux en termes de santé. Certaines allergies ou intolérances  (aux FODMAP contenus dans les légumineuses et oléagineux) et certaines conditions médicales (anémie chronique, syndrome de l’intestin irritable) sont autant de contre-indications à un régime végane/végétalien strict.
En revanche, il est toujours possible de trouver des compromis. On peut ainsi adopter un régime végétarien ou fléxitarien, et le coupler avec une philosophie végane dans les domaines de la mode, de la cosmétique, dans notre manière globale de consommer, par exemple.
Ce qui est certain, c’est que compte tenu de l’état actuel de notre savoir(-faire) médical et agroalimentaire, il n’est pas possible pour tous de devenir végane. Peut-être serai-je contredite d’ici quelques dizaines d’années, je le souhaite, mais en attendant : soyons bienveillants les uns envers les autres. La volonté seule ne peut parfois pas tout accomplir.

« Les protéines animales sont de meilleure qualité »
Oui, c’est vrai, mais cela ne veut pas dire qu’il faut bouder les protéines végétales.
Les protéines sont probablement le macronutriment le plus important pour le corps humaine, car nous utilisons les acides aminés – les « petits blocs » constituants une protéine – pour construire nos propres protéines et enzymes, et pour bien d’autres fonctions que je ne listerai pas ici.
En tant qu’humains, nous avons besoin de trouver dans notre alimentation 21 acides aminés (ou a.a.) différents, dont 9 « essentiels » (nous sommes incapables de synthétiser ces derniers). En réalité, il existe près de 500 a.a., mais ils ne nous concernent pas tous !
Les protéines animales contiennent tous les a.a. dont nous avons besoin, et ce sont par ailleurs des protéines biodisponibles : elles sont très bien assimilées par notre corps.
Au contraire, les protéines végétales ne sont pas « complètes » car une légumineuse ou une céréale donnée ne contiendra les 9 a.a. essentiels, d’où les recommandations de « complémentation » souvent données aux véganes et végétaliens.
En réalité, c’est une précaution inutile : pas besoin d’associer du riz avec vos lentilles (complémentation) à chaque repas, votre corps se débrouillera très bien en faisant la somme des apports protéiques au cours de la journée. Enfin, le soja fait figure d’exception dans le règne végétal, car il fournit tous les acides aminés essentiels.

J’aimerais en profiter pour expliquer pourquoi les protéines végétales sont considérées comme étant « de moins bonne qualité » que les protéines animales.
Prenons un exemple :
– Vous trouvez environ 20 grammes de protéines dans 100 grammes de saumon, contre 19 grammes de protéines pour la même quantité de pois-chiches. A première vue, la substitution de l’un par l’autre semble facile.
– Mieux, si vous vous tournez vers du Seitan (un substitut de viande à base de protéines de blé), vous atteignez alors 75 grammes de protéines pour 100 grammes. Fou, n’est-ce pas ?
Malheureusement, ces 100 grammes de pois chiches ne vous apporteront pas la totalité des protéines qu’ils contiennent, tandis que vous absorberez toutes les protéines de votre saumon. Les protéines végétales sont en fait moins bien digérées et donc assimilées par le corps que les protéines animales.
Ainsi, le gluten du blé a un score de digestibilité de 0.25 (contre 1.0 pour les œufs ou les protéines de lait, par exemple). Les 75 grammes de protéines qu’une portion de Seitan peut apporter seront donc à peu près équivalents en qualité aux 20 grammes de protéines offerts par la même quantité de saumon.
Mais ne partez pas, ce n’est pas grave.
Si vous ne pratiquez pas d’activité physique intense, vous n’avez besoin que d’environ 1 gramme de protéine par kilogramme de poids corporel « idéal », et par jour.
Même avec une alimentation végane, il est facile de dépasser cet objectif (par exemple : être à 1,5 ou 2 g/kg/jour), et donc d’avoir un apport protéique tout à fait adéquat, tout en profitant des bienfaits d’une alimentation riche en fibres et en vitamines.
En résumé, les protéines végétales ne sont vraiment pas supérieures, mais elles sont tout de même bonnes pour la santé. D’ailleurs, même les nouvelles directives nutritionnelles américaines conseillent désormais de réduire sa consommation de viandes transformées et d’augmenter en parallèle la consommation de protéines végétales (soja, légumineuses, noix…).

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Débauche de poisson ? Certes, mais 6 plats végétariens ou véganes se cachent dans cette semaine de repas fort satisfaisante.

« C’est facile de devenir  végane, il n’y a aucune excuse pour ne pas sauver les animaux / la planète »
Le véganisme est, plus qu’un mode de vie, une véritable philosophie. Et comme pour toutes les croyances, il y a un petit risque de voir apparaître un certain dogmatisme dans ce combat.
Or, tout le monde ne peut pas être végane, et tout le monde ne le souhaite pas (encore) : il y a donc clairement un conflit idéologique entre certains véganes, et les omnivores (voire les végétariens).
Oui, continuer à manger de la viande, c’est contribuer à un monde cruel envers les animaux et, à une plus petite échelle, à valider une industrie très polluante. Mais c’est un choix que l’on a le droit de faire et qui doit être accepté. Tout comme l’on a le droit d’être végétarien et de se laisser du temps avant de passer à l’étape supérieure. Les évolutions sociales et écologiques ont besoin de temps pour se révéler pérennes.
Par ailleurs, même si certains véganes ont arrêté de consommer des produits animaux du jour au lendemain, et ce sans jamais lancer un regard en arrière, tels de véritables warriors, pour d’autres, la transition a pu être beaucoup plus longue et délicate.
Ce qui est certain, c’est que si l’on n’a pas été habitué à manger de façon variée, à cuisiner, à imaginer ses repas de façon créative, les premiers pas dans le monde de la douce véganie peuvent être durs.
Dans tous les cas, si vous avez actuellement du mal avec votre transition, pas besoin de culpabiliser, c’est normal, et justement dans l’article précédent sur le véganisme, vous pourrez trouver quelques astuces !

« C’est super ce que tu fais, mais je ne pourrai jamais faire ça, j’aime vraiment trop le fromage. »
Alerte scoop : les véganes ont globalement tous un jour été omnivores.
Si certains ont eu la chance d’entamer leur conversion avec un petit « avantage » (un dégoût de la viande, une faible consommation de produits animaux dès l’enfance, etc.), d’autres, au contraire, ont pu vivre avec une vraie passion pour le fromage, un amour sincère des barbecues, une obsession pour le saumon… Vous saisissez l’idée. Le véganisme est une question d’éthique personnelle plus que de goût : on peut décider que oui, le fromage de chèvre ou le jambon pata negra c’est merveilleusement bon, mais qu’on préfère ne pas placer ses goûts culinaires au-dessus d’une vie animale. Ici, on pourrait faire le distinguo entre véganes et omnivores, qui eux ne vivront pas de conflit moral à l’idée de déguster de tels produits. Pourtant, les omnivores ne sont pas des monstres sans âme assujettis à la grande et maléfique industrie du lait ou de la viande. Il s’agit là d’une façon différente de concevoir le monde.
A ce propos – pour le jambon sec, aucune alternative n’existe à ce jour, malheureusement, mais les foie-gras et les fromages véganes (faux-mages, HA HA) sont vraiment très bons, tout comme la pâtisserie végane (ne me lancez pas là-dessus).

 « C’est un truc de bobo qui coûte cher »
Pour le premier point, pas de commentaire, si être un bobo signifie privilégier le vélo ou le covoiturage, soutenir une AMAP ou bien être sensible au développement durable : soyez très fiers d’être bobo !
En ce qui concerne le second point : eh bien non, pas forcément. Tout dépend de ce que l’on consomme (bio ou non, en circuit court ou en supermarché, de saison ou non) et aussi de la façon dont on consomme (plat préparés, « junk-food » végane, ou cuisine maison ?). Par ailleurs, la viande coûte très cher, et l’on s’y retrouve donc souvent financièrement dans une alimentation végane. Internet regorge d’exemples de semaines de repas véganes à très bas prix, je vous laisse découvrir cela. On me souffle qu’il y aurait même des recettes sur ce blog…
Cependant, pour être honnête, il faudrait tout de même noter que la plupart des individus s’intéressant de près à ce qu’il se trame dans leur assiette (véganes ou non) ont tendance à se montrer plus exigeants dans la sélection de leurs produits (origine, qualité, goût…).
Pour couper la poire en deux : le véganisme peut représenter un certain budget, si on le permet.

« C’est une mode healthy / une diète pour perdre du poids »
Tout rééquilibrage alimentaire permet de perdre éventuellement quelques kilos, c’est donc aussi possible avec le véganisme (qui est cependant très loin d’être une diète). Mais entamer un régime végane pour cette raison risque d’entraîner beaucoup de frustration, et surtout de ne pas être viable sur la durée. Si tant est qu’il existe une « mauvaise » raison de devenir végane, ça serait sans doute celle-ci.

Par ailleurs, c’est vrai, le monde occidental se rue actuellement sur tout ce qui est sain, « healthy », ou végane, comme ça a pu être le cas avec le sans-gluten ou encore le green-washing.
Il vaut mieux garder un regard critique et ne pas se précipiter sur le premier jus de fruit « vegan » (sans commentaire…) que l’on croise.
Cette mise en avant du véganisme peut même être à l’origine d’un rejet de ce mode de vie par certains, agacés à l’idée de payer le prix d’une entrecôte pour « une assiette de graines ». Clairement, les effets de mode vont trop souvent trop loin.
Ainsi, en bonne franco-chilienne, je consomme du pain tartiné d’une généreuse couche d’avocat écrasé depuis mon enfance, et j’avoue avoir eu beaucoup de mal avec l’hystérie récente autour des avocado toast. Je me suis d’ailleurs étouffée-ébouillantée avec mon thé en lisant il y a peu qu’un « bar à avocat » allait ouvrir en Angleterre. Cette folie n’a pas de limite. Bref.
Malgré cela, je continue de manger mes tartines d’avocat moches et non instagrammables sans trop me plaindre. Pourquoi ?
Car malgré les motivations mercantiles à l’origine de ces campagnes et nouvelles tendances, on ne peut pas nier que ces dernières ont un effet bénéfique : la démocratisation d’aliments / notions qui étaient auparavant obscures pour le grand public.
Ainsi, suite à la folie gluten-free de ces dernières années, les personnes cœliaques peuvent enfin consommer du pain et des produits sans gluten décents, ou dîner au restaurant avec leurs proches. Grâce à la popularisation du mode de vie végane, nous sommes chaque jour plus sensibilisés au bien-être animal, des restaurants véganes ouvrent partout, et l’on observe même une consommation en hausse (modeste) pour les substituts végétaux, même par des omnivores (tofu, seitan, fromages véganes…).
Le mois dernier, j’ai participé dans le cadre de mon travail à un séminaire sur les protéines, à Chicago. Plus de la moitié des conférences portait sur l’avenir protéines végétales et sur les avancées technologiques dans ce domaine. Les industriels – sur lesquels nous projetons tous les maux du monde – savent très bien que nous sommes actuellement à un tournant de notre histoire alimentaire.

« On ne peut rien manger en étant végane »
HA HA HA HA HA HA. HA !

Vegan week

(sauf si tu as des allergies et intolérances, dans ce cas viens prendre un thé de réconfort avec moi)

Le dernier article de cette série, que dis-je ? De cette saga végétale ! Se concentrera sur la parole de véganes et veggies, car qui de mieux pour aborder ce sujet que les concernés eux-mêmes ?

 

Amaia

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Le véganisme pour tous : omnivores, végétariens, véganes – Venez, on est bien !

YEAH! Mon amie et chroniqueuse préférée Amaia revient avec un nouvel article tout frais et passionnant. Prenez une pause entre deux mails, faites chauffer le thé et dégustez comme il se doit ces quelques lignes appétissantes 🙂

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Petites empanadas maison, allégorie de cet article : on en trouve fourrées avec de la viande,
au fromage, ou bourrées de légumes et de saveurs.

  • Le véganisme ?

Le véganisme fait de plus en plus parler de lui depuis quelques années, et le concept peut même se révéler clivant pour certains. D’un côté, ceux qui le pratiquent peuvent trouver difficile de voir que les évolutions en termes de droits des animaux se font bien trop lentement (en France, l’idée même d’un repas végétarien optionnel par semaine en cantine soulève déjà des discussions interminables). De l’autre, certains omnivores ne comprennent pas qu’on puisse leur reprocher leur consommation de produits animaux, notamment s’ils achètent bio ou local quand ils le peuvent. Si la poule est bien traitée et « heureuse », quel est le problème ? Si je consomme peu de viande, suis-je tout de même un odieux carniste ? Quid de ceux qui ont des allergies (noix, soja, poix chiches…) ou des intolérances alimentaires, et qui ne pourraient donc pas se permettre une alimentation végane variée ?

Dans cet article, je vais tenter de me montrer aussi objective que possible (la petite fibre scientifique fait des siennes), mais il s’agit surtout de traiter ces questions avec bienveillance.
N’étant pas végane, on pourra me reprocher d’aborder un sujet qui ne me concerne pas directement, mais pas d’inquiétude : dans un prochain article, la parole sera donnée aux véganes et végétariens, afin qu’ils nous parlent de leur vécu.
D’autre part, on ne pourra pas me reprocher de prêcher pour ma paroisse, HA ! Et pourtant, spoiler alert – mon très modeste point de vue est qu’il n’y a pas d’autre alternative pour notre futur qu’une alimentation végane, au minimum dominante (comme l’omnivorisme actuellement). Ce choix fait sens, tant sur le plan écologique que sur les plans éthique et philosophique.

Tout d’abord, commençons par rappeler quelques bases : il faut différencier certains régimes alimentaires faisant la part belle aux plantes, et le véganisme, qui est, lui, un véritable mode de vie.

Végétarisme (ovo-lacto) :
De façon générale, les végétariens ne consomment pas de chaire animale (viande, volaille, poisson, fruits de mer…) mais peuvent consommer des œufs et des produits laitiers, ou encore seulement des produits laitiers, ou bien uniquement des œufs.

Pescétarisme : Ce régime, très proche de l’omnivorisme, désigne une alimentation de base végétarienne à laquelle l’on ajoute la consommation de poissons et fruits de mer.

Fléxitarisme : Ce terme désigne une alimentation majoritairement végétarienne mais incluant de la chaire animale de façon occasionnelle, idéalement acquise dans des circuits courts (ou bio, si le budget le permet). En effet, on vit très bien sans manger de la viande quotidiennement. Il est à noter que ce terme fait débat, car certains reprochent aux fléxitariens de s’acheter une bonne conscience tout en restant omnivores. Il n’y a sans doute pas de réelle contradiction, car si le fléxitarisme se conjugue souvent au souci du bien-être animal, il se pratique généralement par conviction écologique (ou pour des raisons économiques), et non pas pour lutter contre l’exploitation animale.

Végétalisme : Ce régime se concentre exclusivement sur des produits d’origine végétale, et n’inclut donc aucun aliment d’origine animale.

Véganisme : En plus d’avoir une alimentation végétalienne, les véganes luttent contre l’exploitation animale par l’homme, et excluent donc autant que possible tout produit d’origine animale (miel, laine, cuir, plumes, perles…) ou testé sur des animaux. C’est donc un mode de vie qui dépasse la simple alimentation pour s’étendre au prêt-à-porter, à la cosmétique, aux loisirs, aux bijoux… L’idée est de refuser toute forme de souffrance animale.

  • Pourquoi devenir végane :

Il y a beaucoup de raisons qui peuvent pousser à adopter un mode de vie végane : la première, facile à identifier, est éthique : c’est la révolte contre la condition animale actuelle. L’industrie agroalimentaire, la fast-fashion, les habitudes sociales et familiales que l’on acquiert au cours de notre vie, le marketing – en somme, l’abondance partout : tout, dans nos sociétés occidentales, nous pousse à une surconsommation. En France, les animaux (de compagnie et d’élevage uniquement) n’ont été reconnus comme des « êtres vivants doués de sensibilité » qu’en… 2015. Et malgré cette modernisation ils sont malgré tout, au regard de la loi, toujours considérés comme des biens – au même titre qu’un meuble. Je répète : au même titre qu’un meuble.

Un second aspect peut pousser à faire le choix du véganisme : l’écologie sociale. Il ne s’agit pas d’un parti politique, mais bien d’une philosophie qui intègre la question sociale au respect de l’environnement. C’est l’idée que l’économie verte pourrait être la seule à même de permettre une progression des conditions de vie humaine à l’échelle mondiale.
Sans m’attarder sur la notion d’empreinte carbone, ou sur les ressources en eau nécessaires à l’industrie de l’élevage, j’aimerais mettre en valeur un point précis : l’étroite relation entre l’agriculture et l’élevage.
En 2013 (chiffres de la FAO), la production mondiale de biomasse (soja, maïs, blé, mais aussi légumineuses, fruits, noix…) pesait 10 000 Mt (ce qui correspond à environ 555 Mt de protéines végétales). 75% de cette production a servi l’industrie animale, et seulement 18% ont été destinés à l’alimentation humaine. Quand on sait que près d’1 personne sur 9 souffre de faim dans le monde, et que 50% de la population mondiale consomme moins de 25 grammes de protéines animales par jour (sachant que nous avons besoin d’environ 1 gramme de protéines de qualité par kg de poids corporel et par jour… Il y a comme un petit souci), on comprend que notre mode de consommation actuel n’est en aucun cas viable à l’échelle de l’humanité : la production animale a un impact négatif à la fois sur notre environnement, et pour l’Homme.

Enfin, on peut aussi faire le choix du véganisme (ou du végétarisme) pour sa santé, toute alimentation riche en produits végétaux (riches en fibres, vitamines, antioxydants, minéraux…) ayant un impact bénéfique sur nous. Cependant, si ce choix a du sens, il faut souligner qu’une alimentation omnivore, fléxitarienne ou pescétarienne riche en fruits et légumes aura les mêmes effets positifs.

  • Comment réussir sa transition végane ?

Je tiens à vous prévenir que l’on arrive dans la partie gênante de cet article ; celle où une omnivore patentée (je me soigne) va se permettre de donner des conseils pour réussir une transition végane. Ahem. Je vous laisse digérer cette idée (HA ! Quel talent pour les métaphores filées…).
J’espère vous rassurer en précisant que j’ai posé la question aux premiers concernés avant de rédiger cette partie ! On commence ?

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Prenez donc une petite pause goûter avant d’entamer la suite.

1. Identifier sa motivation
Si l’on Être conscient de ses motivations est sans aucun doute l’étape la plus importante, car elle permet de mieux supporter les moments les plus difficiles. Lorsque l’on n’a aucun doute sur son engagement et que l’on a clairement identifié ses priorités, il est plus facile de mettre en perspective tout passage à vide. Oui, c’est dur de refuser un plateau de fromage, mais se rappeler la raison à l’origine de ce choix permet de vaillamment résister sans (trop) verser de larmes.
Ce conseil ne s’applique pas seulement au véganisme, mais à toute décision susceptible d’avoir un fort impact dans votre vie. Petite astuce au passage : on peut considérer qu’on enrichi son alimentation et qu’on la diversifie, plutôt que de se concentrer sur ce que l’on choisit de ne plus consommer. L’auto-persuasion marche très bien. Courage !

2. Commencer par une alimentation végétarienne ?
Si l’on ne se sent pas encore prêt, si l’on a le moindre doute, il est possible de commencer tout doucement, et sans trop de pression, avec une alimentation végétarienne. C’est bien souvent plus simple à appréhender pour nous, petits omnivores sans doute pleins de bonne volonté, mais habitués à 2 cm de beurre sur nos tartines le matin.
Dans le cas où l’on continue donc temporairement à consommer des produits laitiers ou des œufs, l’idéal, si le porte-monnaie le permet, est de se fournir chez un petit producteur (AMAP) ou de privilégier un produit local. Cela ne changera rien au fait que ce que l’on consomme alors sera le fruit d’une exploitation animale, mais au moins cela se fait sans contribution à l’hégémonie économique d’une ferme aux milles vaches, et avec un impact écologique réduit.
Commencer tranquillement sa transition permet aussi tout simplement de rester zen, de progressivement remplir ses placards de quelques aliments essentiels, de repérer des recettes végétariennes et véganes en ligne, de s’habituer aux substituts de viande sans en faire une overdose, de s’habituer à cuisiner des choses différentes et de s’améliorer.
En bref : vous connaissez la fable de La Fontaine !

3. Cruelty-free !
Si vous avez une superbe écharpe en poil de yak ramenée du Népal et dont vous êtes fou (C’ETAIT UN CADEAU), ou du maquillage dont certains ingrédients ont probablement été testés sur des animaux dans vos placards, pas besoin de les jeter immédiatement. Si l’idée même de les conserver vous répugne, vous pouvez bien sûr les donner, mais rien ne vous empêche de finir vos produits actuels (pas de gâchis !). En revanche, pour les nouveaux achats, en route vers le cruelty-free : en ce qui concerne les habits, il existe énormément de marques « véganes », mais bien souvent beaucoup d’options sont envisageables dans les circuits classiques. The BodyShop ou Lush sont des enseignes où l’on peut acheter des produits les yeux fermés, et il existe de très nombreuses marques cruelty-free par ailleurs avec des compositions plus clean (tant qu’à faire).
A noter qu’en Europe, depuis peu, les tests de cosmétiques sur les animaux sont interdits, mais rien n’empêche en revanche l’utilisation d’un ingrédient qui aura pu être, par ailleurs, testé sur un animal.
Enfin, deux personnes merveilleuses, respectivement végane et veggie, sont à suivre si vous vous intéressez à la consommation slow et green : Coline de « Et Pourquoi Pas Coline », et Victoria de « Mango & Salt ». Je ne vous conseille pas notre chère Laura, vous êtes déjà au courant 

4. Doucement sur les légumineuses, les noix et le soja. En tout cas au début.
Oui, certes, je viens de citer le triumvirat, que dis-je ? La sainte trinité végane ! Nous sommes d’accord, le houmous c’est vraiment trop bon, et qui pourrait résister à de délicieuses noix de cajou ou à un tofu à l’ail des ours ? (ne froncez pas les sourcils, c’est divin).
Malheureusement, nous ne sommes pas tous égaux en termes de digestion, et une consommation soudaine et importante de légumineuses ou de noix risque d’être assez dure pour vos intestins dans un premier temps.
Petite recommandation, y aller progressivement, afin de s’habituer en douceur à ce changement, mais aussi pour se laisser l’occasion d’identifier une possible intolérance alimentaire.

5. Ah et au fait, en parlant de soja…
Il fait polémique depuis plusieurs années déjà. Ses bénéfices santé ont maintes fois été mis en avant chez les populations asiatiques, qui, grâce à quelques millénaires d’adaptation, ont un bagage enzymatique et un métabolisme parfaitement rodés à la consommation intensive de cet oléagineux.
Cependant, dans le cadre d’une alimentation occidentale, le soja fait débat en raison de son potentiel allergène et des isoflavones qu’il contient. Ces molécules, que l’on appelle phyto-œstrogènes, sont similaires à une hormone féminine : l’œstrogène, et c’est d’ailleurs pour cela que le soja est conseillé aux femmes ménopausées. Les isoflavones du soja sont soupçonnées chez la Femme d’interférer avec l’œstrogène (naturel ou de synthèse), et ainsi être à l’origine de problèmes hormonaux (absence de règles, par exemple). Chez l’Homme, c’est plutôt au niveau de la fertilité que le soja pourrait avoir un effet négatif.
Au regard des différentes études menées sur le sujet, l’ANSES déconseille ainsi la consommation de produits à base de soja chez la femme enceinte ou allaitante, ainsi que chez le nourrisson.
On recommande donc d’éviter de manger trop de soja (par exemple matin, midi et soir), mais c’est surtout une histoire de ressenti au cas par cas, car globalement la consommation ponctuelle de soja semble ne pas poser problème. Le soja reste un formidable outil dans une alimentation végane, car c’est l’une des rares sources de protéine végétale contenant tous les acides aminés essentiels pour l’Homme (voir le prochain article pour plus de détails sur le monde merveilleux des protéines).

6. MAIS OUI, vous pouvez vivre sans fromage
Vraiment. Et en cas de crise de manque aigüe, les faux-mages se révèleront être vos meilleurs amis. Ils sont chaque année plus gourmands, grâce aux industriels mais aussi grâce aux petites entreprises innovantes, qui travaillent dur dans ce domaine pour proposer de véritables alternatives aux fromages (et empocher vos sous, bien sûr).
Certes, on n’a pas encore atteint le saint graal du substitut de fromage fondu parfait (pour pizza ou pâtes réconfortantes), car les propriétés des caséines du lait sont assez uniques. En revanche les imitations de fromage à tartiner, et de fromages façon bleu ou brie frôlent la perfection.
D’ailleurs, je parle ici uniquement de fromages, mais on peut étendre le spectre à tous les produits laitiers : goûtez donc un yaourt au lait de coco, ou un cheesecake fait à partir de noix de cajou et de tofu soyeux. Juste. Trop. Bon.

7. Apprendre à cuisiner, ou retrouver le goût du fait-maison (si vous avez la chance d’avoir de quoi cuisiner à peu près décemment chez vous)
Très basique, n’est-ce pas ? J’ai hésité à ajouter ce point dans cette liste, car on le sait tous : savoir/aimer cuisiner, c’est un gage de réussite dans toute transition alimentaire, qu’il s’agisse de manger plus sainement ou de devenir végane. Se réconcilier avec la cuisine permet d’une part d’économiser de l’argent, et d’autre part de se régaler tout en contrôlant l’origine de ce que l’on met dans son assiette (bio, végane, de proximité…).
A propos d’assiette, ce n’est pas parce que l’on mange végane que l’on se prive des petits plaisirs culinaires de la vie (outre le faux-mage, s’entend), bien au contraire. La pâtisserie et les desserts véganes sont délicieux, et très faciles à faire. Internet regorge d’ailleurs de recettes décadentes…
D’ailleurs, la cuisine a autant de bénéfices en termes de bien-être psychologique que toute autre activité créative (musique, peinture, chant, dessin…), alors au moment de votre prochain dimanche de la loose, vous pouvez essayer de vous mettre à mijoter quelque chose.
Je l’ai déjà recommandé, mais il est urgent que vous fassiez un tour sur la chaîne Youtube de Guilhem, Hangover Cuisine, qui est sans doute l’illustration même de la quintessence du cosy en cuisine. En plus, il y a quelques recettes véganes, ou facilement végétalisables. Oui je salive rien qu’en y repensant.

8. Ne JAMAIS culpabiliser
T’as craqué ? T’as boulotté un kouign amman lors de tes dernières vacances en Bretagne ? T’étais en période d’examen et tu as ouvert une boîte de thon pour te donner de l’énergie ? Tu as pris un thé au miel en terrasse, avant de réaliser TA TERRIBLE ERREUR ? Ou bien tu es redevenu végétarien / fléxitarien à cause de problèmes de santé ?
Pas.
De.
Stress.
L’humain n’est pas infaillible, et vraiment, personne n’a jamais mortellement trahi ses idéaux via un petit dérapage. Il n’y a pas de culpabilité à avoir non plus si un éventuel problème de santé survient (que ce soit hormonal, digestif, une allergie…). Au contraire, prenez soin de vous.
You do you
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Un changement durable se fait dans la sérénité, et parfois le chemin peut s’avérer un peu mouvementé. L’important, c’est de pouvoir se remettre en selle en cas de sortie de route, et de continuer à tenter de rendre ce monde meilleur, à notre très modeste échelle.

Enfin, n’hésite pas à m’écrire (berlande.cie@gmail.com) si tu es végane ou veggie, je recueille actuellement toujours des témoignages pour un futur article sur vos expériences.

A très bientôt pour la suite de cet article !

Amaia

Les (fanes) de carottes sont cuites

Je ne sais pas ce que j’ai en ce moment, j’ai envie de tester des recettes de fanes. Oui comme ça, pour le kiff…Et aussi parce-que ma poubelle de compost se remplit vite et que j’ai découvert qu’on pouvait les réutiliser dans des recettes trop bonnes. Alors, les fanes, menu gagnant ou perdant ? A vous de tester avec ces petites galettes faciles à réaliser 🙂

Galettes de fanes de carottes

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Ingrédients (pour 10 petites galettes):

  • 1 grand bol de fanes de carottes (les feuilles quoi)
  • 1 petit verre de flocons d’avoine
  • 1 petit verre de lait de soja
  • 1 oeuf
  • 2 gousses d’ail
  • 1 oignon
  • Huile d’olive
  • Cumin
  • Sel et poivre

1)Lavez les fanes, puis ciselez les feuilles en vous débarrassant du reste (tiges).

2)Dans un saladier, battez l’oeuf avec un peu d’huile d’olive (2 cuillères environ), le sel, poivre et cumin (1 cuillère à café). Ajoutez ensuite le lait, les flocons, les fanes, les gousses d’ail coupées en petits morceaux et l’oignon émincé. Mélangez bien.

3)Huilez une poêle légèrement et déposez 4 cuillères à soupe de pâte pour faire 4 petites galettes. Laissez cuire environ 5 minutes de chaque côté.

Et hop, on démarre l’été avec plein de couleurs et de saveurs 🙂

 

Apéro chez des amis….en fin de mois

Le compte en banque n’est pas un ami aussi fidèle que le labrador, ça va de soi. Alors que tu apprends à ne plus écouter ton autre BFF aka le déni d’argent, tu remarques combien il te reste à la fin du mois…et là, tu as des envies de décès imminent.

Texto d’une amie qui t’invite pour le déjeuner-apéro chez elle. Hors de question d’arriver les mains vides. Mais le frigo fait la gueule depuis une semaine, et tes placards ont capitulé depuis longtemps. Effectivement, c’est vraiment le décès. Ah ouf, il me reste quelques oignons et des basiques (farine, huile, œuf….). Improvisation totale de recettes applaudies, avant de trépasser pour de bon !

Crackers aux herbes de Provence et confit d’oignons

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Bouyaaaaaaaaaah !

Pour les crackers (une quinzaine environ)

Ingrédients :

  • 200g de farine
  • 1 oeuf
  • 1/2 cuillère de sel
  • 3 cuillères à soupe d’huile d’olive
  • Herbe de provence
  • 2 pincées de levure
  • Persil
  • Eau

1)Mélangez les poudres : farine, levure, sel, herbes dans un saladier.

2)Ajoutez l’œuf puis l’huile et l’eau, et malaxez jusqu’à obtenir une boule qui ne colle pas aux doigts.

3)Couvrez et laissez reposer la boule au frigo 30 min. Pendant ce temps là, préchauffez le four à 180°C.

4)Travaillez ensuite la pâte sur un plan de travail fariné : étalez-là puis à la l’aide d’un verre, découpez des biscuits (forme ronde). Placez-les ensuite sur une plaque de four recouverte de papier sulfurisé.

5)Piquez les biscuits avec une fourchette et enfournez 10-15 min jusqu’à ce qu’ils soient tous dorés

Pour le confit d’oignons (pour 4 personnes)

Ingrédients :

  • 500g d’oignons jaunes
  • 1 cuillère à café de sucre en poudre
  • 3 cuillères à soupe de vinaigre balsamique
  • Huile d’olive
  • Sel et poivre

1)Emincez (=découpez finement) vos oignons et faites les revenir dans une casserole avec de l’huile d’olive.

2)Quand ils deviennent translucides (si, si, c’est pas des conneries), ajoutez le sucre, le vinaigre balsamique et assaisonnez. Laissez mijoter ainsi pendant 15 min.

 

Totalement F(anes) de radis

Lors de mon dernier atelier de cuisine, j’avais prévu de cuisiner une bonne et colorée salade de saison. Mai, c’est le mois des petits radis choupis, que je n’ai pas tant que ça l’habitude de mettre dans mon assiette. Au fur et à mesure que les personnes coupées les radis de leur botte, je me suis dit « quand même, quel gaspillage toutes ces feuilles….Hé ! On pourrait en faire un pesto ! ». Bon, ce n’est pas descendu du ciel en mode saint-esprit, j’avais déjà entendu parler de cette splendide recette, économique, écologique et surtout étonnamment délicieuse ! A servir pour les apéros avec des crudités ou des salades 🙂

Recette pesto de fanes de radis

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Ingrédients (pour 4 Personnes) :

  • Les fanes (ou feuilles) d’une botte de radis
  • 1 gousse d’ail
  • 1 grosse cuillère de poudre d’amande
  • 1 grosse cuillère de parmesan râpé (facultatif)
  • 3 cuillères d’huile d’olive
  • Sel et poivre

Hachez tout au mixeur, assaisonnez et hop ! Bon appétit anti-gaspi 🙂

Crazy Turkey

Folle…Oui c’est bien ce que je suis devenue pendant ma courte escapade à Istanbul ce mois-ci. Folle de joie, folle de plaisir, folle de bonheur. C’était la première fois que je mettais les pieds dans cette ville que l’on m’avait vivement recommandé. J’aime Paris, je l’aimerais toute ma vie, mais comme toute vie à 2, il faut parfois se laisser de la liberté et aller respirer ailleurs. Avec mes amies de voyage, nous avons opté pour la Turquie. Quelques heures d’avion, de bus, de ferry et de métro plus tard, nous voilà dans un charmant hôtel/auberge de jeunesse, où la terrasse sur le toit nous offrira quelques jours plus tard une matinée éblouissante vue sur la mosquée bleue.

Que c’est bon de vivre !

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Trois jours, c’est très peu pour découvrir l’immense diversité de la cuisine turque. J’avais pour cliché le fameux kébab, mais j’étais à des années lumières de la réalité. Petite précision au passage : le « kébab » est juste un mot pour dire sandwich. Donc il y en a à toutes les sauces (et pas que « salade/tomates/oignon »). Mais le sandwich le plus connu est celui que l’on vend sur le port avec du poisson tout juste pêché : un régale ! Et si cette option ne vous tente pas, choisissez les moules garnies vendues par de petits commerçants à côté des bateaux, c’est succulent !

Pour vous résumer ce voyage culinaire…par où commencer ? Alors, alors…

Le premier soir, je décompressais du voyage avec un yaourt salé Ayran rafraichissant. Le deuxième jour, j’ai eu la chance de goûter à un plat très attrayant pour les touristes : le Testi Kebab. Cette fois-ci, aucun rapport avec le sandwich, car il s’agissait d’un mélange de poulets et légumes (poivrons, tomates) mijoté d’une surprenante façon dans un pot en terre cuite sur le barbeuc. Cette cuisson a l’avantage d’être très douce, rendant les ingrédients fondants et délicats (enfin c’est mon avis hein).

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Alors que la nuit tombait et que nous voulions nous reposer, nous décidâmes de poser nos 3 popotins dans un salon de thé narguilé, incontournable dans la capitale. Et hop, quelques baklavas gorgés de miel et un thé à la pomme pour digérer !

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Le lendemain après-midi, direction le Grand Bazar ! Pour déguster les célèbres loukoums (sorte de pâtes de fruits qui achèvent à chaque bouchée), je me suis contentée de piocher dans ceux proposés par les nombreux vendeurs : fruits rouges, chocolat, pistache…Il y en avait pour tous les goûts ! Pour finir cette belle journée ensoleillée, juste avant de sauter dans un bateau pour traverser le Bosphore, nous trinquons l’English Man rencontré à l’auberge et moi avec un turkish coffee, ces cafés très fort et non filtrés dans lesquels certains peuvent y lire des présages 🙂 Je connais déjà le mien : revenir à Istanbul encore et encore pour y crier mon amour pour la vie.

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J’ai la « dhal »

Le dhal, c’est comme le vin, le fromage et autres merveilleuses culinaires : c’est la vie. Avant l’Inde, je n’étais pas une grande adepte de légumineuses (lentilles, haricots…), bien que j’en connaissais tous les bienfaits. Riche en protéines, elles sont des alliés parfait pour une alimentation équilibrée et végétarienne (oui je rappelle que je consomme très peu de viande/poisson donc fallait bien que je trouve autre chose à me mettre sous la dent!). Et puis, on va pas se mentir : les lentilles pommes de terre carottes du dimanche, c’était pas le grand kiffe.

Et puis l’Inde est arrivée, et j’ai eu la formidable chance d’apprendre à cuisiner avec des locaux le dhal national. C’est une sorte de ragoût de lentilles corail au lait de coco et aux épices, très simple et parfait pour accompagner le plat de riz du midi. Travaillant dans une association promouvant une alimentation plus responsable, j’ai donc proposé un atelier cuisine avec ce plat en guest star. En gros, il suffit de tout découper/hacher et de tout laisser mijoter. Succès garanti ! Donc voici la recette à faire et refaire à l’infini chez soi 🙂

Recette du dhal indien

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La photo n’est pas de moi…Il faudrait un jour que je me mette à bosser mes présentations…un jour !

Ingrédients (pour 4 personnes) :

  • 140g de lentilles jaune ou corail
  • 2 tomates (en saison) ou 1 boite de concentré de tomates (hors saison)
  • 1 cuillère à café d’épices garam masala
  • 1 cuillère à café de coriandre hachée
  • 1 gousse d’ail
  • 1 morceau de gingembre
  • 1 cuillère à soupe d’huile de coco
  • 1 oignon rouge
  • 1 pincée du piment
  • 200 ml de lait ou crème de coco
  • 250 ml d’eau

1)Rincer les lentilles deux fois dans de l’eau.

2)Éplucher la gousse d’ail et le morceau de gingembre. Presser l’un et râper l’autre. Peler l’oignon et le hacher. Puis, peler les tomates et les découper en dès.

3)Dans une pôele ou wok, faire revenir l’ail, le gingembre, l’oignon avec de l’huile de coco. Rajouter les tomates (ou concentré), le piment et le garam masala.

4)Ajouter les lentilles avec de l’eau et le lait ou crème de coco. Laisser mijoter 15-20 min.