Le Point infos

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Bienvenue dans la Rubrique Point infos!

Un article/mois pour découvrir ce qui se passe autour des questions et innovations en développement durable et économie sociale et solidaire. Du positif, encore et toujours !

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Octobre 2017

  • La solidarité chez les gourmets

Depuis que je suis à Yaoundé, j’essaie de repérer, en tant que bonne française, les check point vitaux pour ma survie : où se trouvent les croissants et les chocolatines pour les matins de gueule de bois. Ou les matins tout court en fait. Ils n’ont évidemment pas le même goût de paradis que ceux de Paris, ça rend un peu nostalgique…Bon, on passera outre, et on va se mettre au rythme local : petit dèj aux beignets et bouillie de haricots rouges (BAM!).

Dédicace donc à tous ceux qui sont encore résidents au pays du fromage qui pue et qui se lovent dans les chocolatines fondantes et dans les sons d’une baguette croustillante.  Car aujourd’hui, on va s’enjailler au petit déjeuner avec la Boulangerie éthique et solidaire Farinez-vous !

Rien de tel qu’une petite vidéo de présentation pour se plonger dans cet univers plein de chaleur, de beurre et surtout de générosité 🙂

Pour les gourmands qui n’habitent pas sur Paris, vous pouvez toujours vous renseigner sur les initiatives dans votre ville. Il y a toujours des personnes prêtes à mettre la main à la pâte pour mettre un peu de baume au cœur de vos pâtisseries quotidiennes .

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Septembre 2017

  • Système D, il n’y a que ça de vrai !

Cela fait maintenant un mois de que je suis installée au Cameroun, dans la capitale administrative Yaoundé. Je découvre un nouveau décor, un autre rythme de vie où tout va aussi vite que Speedy Gonzalez. Pas évident mais j’ai décidé de tenter l’aventure pour deux ans, alors maintenant….faut porter ses ovaires ! En discutant avec des proches qui ont tout un réseau dans l’environnement/développement durable, je suis donc tombée sur une initiative concernant un thème qui m’a beaucoup rappelé sur quoi je bossais en Inde : les déchets.

Appétissant de parler détritus dès le matin, je sais. Mais ici, on met le compost et les vers de terre de côté pour se focaliser sur les très populaires bouteilles plastiques, qui sont utilisées en masse puisque l’eau potable ne circule pas les rues (ne circule pas tout court). Si en France, on a de plus en plus le réflexe de les mettre dans la poubelle jaune (pas la verte, pas la noire, noooooon) – histoire de comprendre enfin que le tri sélectif, c’est pas si inutile que ça -, dans beaucoup de pays dits « du Sud », la gestion des déchets est un problème majeur. Alors des associations prennent le relais en proposant des idées pour dire « ta bouteille, voilà où tu peux (te) la mettre ». C’est le cas de Madiba&Nature qui décide de valoriser ces bouteilles dans des constructions : pirogues, cabanes, lustres et autres structures. Economique, écologique et très créatif, cela nous rappelle que le contenu de nos poubelles peut être une source de revenus non négligeable pour peu que l’on se penche par dessus le bac.

On se laisse flotter sur les bouteilles de coca de ta dernière soirée, et on navigue le long de la plage de Kribi

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Août 2017

  • On n’épargne personne

Pour la première fois en 25 ans, je découvre ce que la grande satisfaction de réussir à faire des économies. Serais-je entrain de devenir une vraie adulte comme la société le conçoit ? Pas vraiment, mais quand je peux assurer un futur voyage à l’autre bout du monde, ou un autre projet me tenant à coeur, je dis oui ! C’est pas la chose la plus évidente, surtout quand tu vis à Paris, mais n’empêche….quand tu te vois ouvrir un compte épargne pour y mettre le fruit de ton travail, ben t’as le smile !

Et puis j’ai réfléchi…Est-ce qu’il serait possible que cet argent mis ainsi de côté au chaud pépère profite aussi à d’autres ? J’ai été ravie d’apprendre que oui en ouvrant ce que l’on appelle un Livret Solidaire labellisé Finansol 🙂 Que ce soit sous forme de livret ou d’investissement, nos économies peuvent soutenir des projets de développement durable, des associations ou encore des entreprises à impacts sociaux/environnementaux positifs.

Une petite vidéo explicative de ce que représente la « Finance solidaire » :

On apporte encore une fois une pierre à l’édifice du monde de demain plus respectueux de chacun, même du fond de sa banque 🙂 Renseignez-vous auprès de votre banque pour en savoir plus !

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Juillet 2017

  •  « I’ve got the power »‘

En naviguant sur la vague Facebook un lundi matin (quoi ? je suis censée travailler ? oui MAIS un peu de geekage avec le café au lait du matin, c’est l’étape indispensable pour ma survie…un peu d’indulgence), c’est avec une grande joie que je découvre que nous, petits citoyens aux grandes aventures, pouvons participer à des assemblées et exprimer notre avis sur le devenir de l’agriculture et alimentation en France. En effet, les États généraux de l’Alimentation (ministère de l’agriculture et de l’alimentation) ont développé une plateforme pour une consultation publique des consommateurs. Ces consultations s’organisent sur 3 grandes thématiques, posant de nombreuses questions et nous appellent donc à débattre des lignes des programmes du gouvernement et à voter pour des propositions qui seront ensuite transmises.

Les 3 thématiques :

Favoriser une chaîne de production agroalimentaire plus durable et équitable

Favoriser une consommation plus saine, plus sûre et plus respectueuse de l’environnement

Concilier compétitivité internationale de la production agro-alimentaire et respect des enjeux sociétaux internationaux

Je trouve l’idée de s’exprimer sur son miam-miam (la qualité des produits, le statut des producteurs, le type de production…) est tout simplement essentielle et très intéressante, compte tenu que nous, françaises/françaises, nous sommes de véritables divas de la bouffe. On aime les bonnes choses et on aime que ces bonnes choses se fassent dans le respect de tous (de la plante, du ruisseau, et de tout ce que ton âme écolo choisira !).

Oui au pouvoir citoyen et au pouvoir du consomm’acteur !

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Juin 2017

  • Quand « RTT » rime avec « Solidarité »

Cette année, pour la première fois de ma vie, je découvre le monde merveilleux des RTT et des congés. Pas trop tôt à 25 ans ! En même temps, en bénévolat et stages, c’était pas la même vibe. Alors j’en profite pour prendre quelques semaines en Mai où j’ai bingewatché comme jamais, puis pour retourner cet été au bled bordelais. La-base.

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Quand tu poses tes jours…

Si d’autres n’ont pas encore choisi leurs prochaines destinations et ont envie d’un combo « changement + engagement + émerveillement », pourquoi ne pas opter cette fois-ci pour…un congé solidaire?

Il s’agit d’un volontariat de l’enseigne Planète Urgence. Par définition,  « il permet à un volontaire d’effectuer une mission de solidarité internationale, dans le cadre de ses congés (de 2 à 4 semaines). La mission peut être financée par l’employeur ou par ses dons personnels« . (Source : France Volontaires). A noter qu’il se différencie d’un congé de solidarité internationale où là, le/la salarié(e) part pour une durée maximum de 6 mois. En gros, on part quelques semaines découvrir un pays et participer à des projets liées à la protection de l’environnement et développement durable (ex: Reforestation en Amazonie péruvienne).

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Pour vous renseigner sur le sujet en détail et planifier votre été, cliquez ici.

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Mai 2017

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Mode vacances – glandage – Bingewatching – dodo : ON

Rdv le mois prochain pour de l’info positive 🙂

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Avril 2017

  • Je peux pas venir, j’ai aqua-ponie !

Nantes est une ville incroyable que j’ai eu la chance de visiter il y a deux ans pour y voir une de mes anciennes camarades agroparistechnicienne. La ville respire, il y a du vert partout. Ce n’est pas pour rien qu’elle fut capitale Green européenne il y a quelques années. Toujours dans cette lignée écolo (on ne change pas une équipe qui gagne), une association d’agriculture urbaine nommée Bio-T-Full a réussi sa campagne de dons pour monter la première microferme nantaise en…aquaponie.

Euh…what ?

L’aquaponie, ce n’est pas de l’aquagym version poney. ça se pourrait, et ça serait plutôt drôle cela dit en passant, mais non, le concept et les objectifs sont totalement différents ici. Cette technique ingénieuse permet d’augmenter la productivité agricole et piscicole en créant un système où la collocation poissons/plantes va être plus cool que dans toutes les sitcom américaines que tu as pu voir jusque là. Rien de mieux qu’une petite vidéo avec des dessins et schémas pour vous expliquer en quoi ces interactions vertueuses peuvent symboliser une excellente solution face aux défis de l’agriculture et l’alimentation de qualité, surtout en milieu urbain 🙂

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Mars 2017

  • Tendance DIY : Et si on adoptait « l’empouvoirement éconologique » ?

« Econologique »…Mais que veut dire ce nouveau mot que je viens de sortir…Mary Poppins peut aller se rassoir avec Supercalifragilisticexpialidocious.

Je définirai l’empouvoirement éconologique comme le fait de dévenir plus autonome et responsable d’un point de vue écologique et économique. Et puis, tant que ça rime, pour que nos vies soient aussi plus logique car les deux sont liés !

J’explique : Je suis pour prôner une décroissance : consommer moins, mais mieux. Et ça va de soi, vu ce que l’on peut lire en actualité : surconsommation, dégradation et raréfaction de certaines ressources naturelles, quantité de déchets de plus en plus importante…Je ne vous fais pas la liste, car je pense qu’en 2017, on est tous un peu au courant de ces grands enjeux. En tant qu’éco-citoyen, la meilleure des solutions est de consommer mieux : acheter par exemple des produits qui vont tenir plus longtemps ou qui auront davantage d’éthique (environnmentale, sociale…) ou investir pour certaines catégories d’achats (ex : vêtements, cosmétique, décorations, nourritures…). Mais selon moi, c’est aussi consommer plus intelligemment, en faisant travailler notre cerveau et notre habilité. Et c’est en cela que le DIY – Do It Yourself – intervient 🙂

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Le DIY se traduit littéralement en français par « Fais le toi-même » (Ok, ok, pas la peine de le dire sur ce ton hein…). Il s’agit tout simplement de réaliser soi-même des objets ou produits que l’on aurait, par réflexe et en mode pilote automatique, acheté. En y intégrant la dimension anti-gaspillage en plus. En même temps, rien de plus quotidien que de sortir sa carte et de flipper pour chaque connexion sur son compte en banque par la suite. Je connais. Tu connais. Il ou Elle connait. Nous connaissons tous cette situation !

Et j’ai eu le déclic avec ma lessive et mon déodorant. Attention, minute Story of my life : pour l’histoire du déo, je venais de finir l’aérosol habituel , et à mon grand regret, je suis allée automatiquement m’en racheter un nouveau. Deux jours plus tard, devant ma glace, je me suis juste posée quelques questions évidentes:

  • Est-ce que c’est bon pour l’environnement ? Non.
  • Est-ce que c’est bon pour ma santé ? Non
  • Est-ce que c’est bon pour mon porte-monnaie ? Non
  • Est-ce que tu n’es pas une skizophrène écolo/victime de la conso et de la pub ? Si

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Au lieu de culpabiliser et de sortir le fouet d’auto-flagellation, je me suis dit, toujours devant le miroir : « Ok. Stop.ça n’a pas de sens ». Et, alors qu’il me restait 10 min avant de partir au travail, j’ai checké internet et j’ai pris les 3 ingrédients nécessaires pour fabriquer un super déo trop bien que j’avais à disposition chez moi. Affaire classée. Le truc en plus ? L’ENORME sentimenet de fierté et d’accomplissement : j’ai moi-même crée mon propre déo qui m’empêcherait de sentir l’oignon fumé au bureau pendant des mois !

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Et ça vaut aussi pour ma super lessive qui m’a coûté moins de 10€ d’ingrédients et qui me dure depuis 7 mois (le sachet de savon n’a été entamé qu’à moitié…alors je vous laisse imaginer combien de linges cra-cra je vais encore pouvoir laver ! ).

Bien sûr, cela demande énormément d’efforts, et on ne peut se mettre au DIY pour tout du jour au lendemain. Mais comme pour tout, on peut commencer par choisir une catégorie et s’y mettre tout doucement 🙂 Au choix : soit on va à des ateliers DIY dans notre quartier (ex: à Paris, il y en a plein à la Recyclerie), ou alors on navigue sur sites, blogs, vidéos tutos et conseils top sur le net ! Il y en a pour tous les goûts ! 🙂

Quelques séléctions :

Ma prochaine réalisation cette semaine : faire une bouillote maison  ! Parfait pour cocooner 😀 En espérant vous avoir donné la motiv !

 

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Février 2017

  • Fini les supermarchés, vive les fermiers !

Il y a un an et demi, peu avant de sauter dans un avion pour l’Inde, j’avais réfléchi à une idée de start-up que je pourrai créer avec comme mission : valoriser les petits producteurs qui font de super produits, et mettre une raclée aux supermarchés via une application smartphone qui géolocaliserait les ventes directes les plus proches, et donc éviter la case « supermarché ». Car oui, les produits frais que l’on adore, à prix raisonnable et juste à la fois pour nous et pour celui qui le vend ne se situent pas si loin que l’on pourrait le croire (marchés, Amap, point relais pour des ventes…). Mon égo entrepreunarial en a donc pris un coup (mais je fus incroyablement contente de voir que mon idée n’était pas ridicule) quand est apparu sur mon fil d’actualité facebookien My Farmers. Le principe est le même, en proposant aussi de géolocaliser les ventes directes sur votre route, quand par exemple vous avez oublié les courses et que vous êtes déjà en trajet. Aussi, des fiches et profils des producteurs partenaires sont disponibles pour apprendre à mieux connaitre ceux qui ont permis le bonheur de votre estomac ce soir ! Idéal pour les urbains qui en ont marre d’acheter des produits coûteux économiquement, socialement et écologiquement.

Et en plus, ça vient d’Aquitaine ! Le hasard fait bien les choses 🙂

Petite vidéo de présentation :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Janvier 2017

  • One Love, One heart

Bonnes résolutions 2017 : économiser, déménager, courir, apprendre la guitare, apprendre l’arabe, assister à des conférences….Oui, cette année, on continue de se motiver pour changer de petites habitudes 🙂

Une nouvelle habitude à adopter sans modération : po-si-ti-ver ! A tous ceux qui veulent une bonne dose d’informations et de solutions pour commencer l’année en beauté, je ne peux que vous recommander un petit tour sur la plateforme One Heart, que j’ai découvert il y a peu. Mon coeur, lui, s’est littéralement emballé. C’est un peu le Saint-Graal de mon blog je crois désormais…Le site met en lumière des projets innovants, des initiatives et plein d’évènements, ateliers en tout genre autour du développement durable. A voir, ça se passe près de chez soi parfois 🙂

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Reboostez-vous pour 2017 avec cette pure dose de bonne humeur !

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Décembre 2016

  • All I want for Christmas is…

Bon ok, je sais qu’il est un peu tard, 3 jours avant Noël, de rédiger cet article. Mais, les voyages, les boulots, les amis, les 25 ans (eh oui, ça y est j’ai franchi la barre!), et la vie à Paris ça pompe pas mal d’énergie !

Ce court article est donc dédié à tous ceux qui n’ont pas encore trouvé les cadeaux parfaits à offrir pour les fêtes et qui ont envie que leurs achats soient à la fois super cool et super solidaire. Car en soi, tout ce que l’on veut pour Noël, c’est de la joie et des sourires 🙂 Alors autant que cela commence dans ce que l’on compte mettre dans les boites et les emballages.

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Mes conseils pour rendre une session du 24 et 25 Décembre plus engagée:

  • Pour les jours restant, retrouvez la magie de Noël en vous référant à la carte des marchés de Noël alternatifs, réalisé par le web magazine Say ESS.
  • Privilégiez les cadeaux DIY – Do It Yourself : des kits où les heureux bénéficiaires vont apprendre à réaliser par eux-mêmes quelque chose : une bière, une crème de jour, un tricot, un potager d’appartement, un fromage etc…Mon chouchou reste le kit de Nature et Découvertes, qui me fait baver à l’infini. En plus, Nature et Découvertes fait un arrondi en caisse (on arrondit votre prix quand vous achetez quelque chose) qui va financer des associations et des projets cool comme Rejoué
  • Allez faire un tour dans des recycleries ou ressourceries près de chez vous (mais si, vous savez, ces petites boutiques où l’on recycle des objets en bon état pour qu’ils continuent de vivre parmi nous!)
  • Commandez des cartes cadeaux, des ateliers, des voyages/balades, des créations (bijoux, sacs et objets décoratifs) auprès d’associations. Original et solidaire, on en trouve pour tous les goûts!
  • Niveau cosmétique, si on ne vous a pas demandé le Rouge Chanel au pied du sapin, prônez pour les marques Bio et non testées sur les animaux. Le best du best? Couleur Caramel !
  • Pour les grands parents, tantes, oncles, parents …ou au final pour qui vous voulez, le cadeau adulte passe-partout est une liqueur labellisée commerce équitable (ex: marque FAIR pour la liqueur de café, d’açaï, rhum, vodka…).
  • Si vous n’avez absolument aucune idée, que vous voulez juste faire quelques clics en vitesse entre deux cafés, allez sur le site du Noël de la FrenchTech où vous sont proposé une très grande diversité de produits innovants Made in France (bien-être, enfants, décoration, dégustation) confectionnés par des start-up.
  • Et pour le tout : emballez dans du papier journal, histoire de recycler !

Évidement, ces conseils fonctionnement pour tous les autres évènements festifs de l’année 🙂 En vous souhaitant un bon réveillon!

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Novembre 2016

  • Le sport solidaire : comment se motiver pour de bon!

Froid. Plaid. Thé. Bougie. Dodo…

La liste est longue pour décrire ma vie de mamie actuelle fêtant bientôt ses 25 piges. Mais malgré ma flemmardise hivernale, je suis de ces personnes qui aiment lancer des défis entre copines pour finir l’année en beauté. Le mois dernier donc, mes deux meilleures amies m’ont fait accepté le challenge de reprendre le sport et d’aller courir au moins une fois par semaine (et croyez moi qu’après un an en Inde sans sport, ça fait très mal…). J’ai la chance inouïe d’habiter à deux pas des Berges de Seine, l’endroit paradisiaque de tout joggeur parisien. Pour moi, c’est plutôt là où j’aimais me poser quand il faisait encore chaud et beau (R.I.P le soleil) pour écrire. Je regarde désormais chaque brique comme une distance infinie entre mes objectifs healthy et mon lit chéri qui m’attend.

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Donc si vous aussi vous n’êtes pas super chaud pour aller courir mais que vous avez envie de retrouver la forme, j’ai trouvé la super solution motivation : Km for change. C’est très simple : grâce à cette appli smartphone gratuite, chaque km est transformé en dons (en euros) et reversé à une association partenaire choisie!

Sur Paris, on retrouve une démarche presque similaire avec Tout ça pour ça qui organise des cours de yoga chaque mardi de 19h à 20h (espace Kiwanda 50 rue de Montreuil dans le 12ème) dont l’argent généré (prix libre) servira aux super projets d’accompagnement et insertion des réfugiés en France de l’association SINGA.

Que l’on fasse la salutation au soleil pour aligner ses chakras ou que l’on se prépare au marathon, tous les moyens sont bons pour apporter sa petite touche de bonne action 🙂

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Octobre 2016

  • « Être heureux, c’est aussi simple que de faire de la Soupe aux cailloux »

Au bout d’un moment il fallait bien que je parle de l’asso pour laquelle je bosse hein! Alors laissez moi vous présenter ce mois-ci la Soupe aux cailloux :). Oui drôle de nom, et moi-même je ne l’avais toujours pas saisi au moment fatidique de l’entretien…ça ne m’empêche pas de vous accueillir désormais avec un gros smile en semaine au sein du local!

Alors pourquoi La Soupe aux cailloux? Cela fait directement référence au conte pour enfants avec le même titre. Je ne vous spoile pas et vous invite à aller louer à la médiathèque la plus proche de chez vous le livre et de le dévorer sous le plaid le soir (non, non, ce n’est pas du tout mon rituel quotidien…). La grande doctrine de cette asso de Nanterre, c’est de montrer que la cuisine est un formidable outil pour tisser du lien entre les gens et nous sensibiliser/responsabiliser vis à vis de l’environnement, l’agriculture et bien d’autres thématiques. D’ailleurs, on sent bien la passion pour le miam-miam et la cuisine conviviale chez les bénévoles et salariés (ex : une des tâches de taff peut consister à fouiller sur le net à la recherche de THE plat et THE pâtisserie à faire en atelier….y’a pire dans la vie quoi!)

On compte ici 5 activités:

  • Ateliers enfants : éduquer les plus jeunes à une alimentation saine
  • Ateliers adultes : faire connaitre des recettes simples et économiques
  • Tables d’hôtes : partager un moment chaleureux autour d’un repas (que j’anime deux Samedi par mois)
  • Épicerie bio-solidaire : accéder à des produits de qualité à des prix raisonnables
  • Prestations sur demande : comités d’entreprise, collectivités, associations…

Car manger sain et bio, ce n’est pas tant une question de portefeuille que d’habitudes et manières de consommer que l’on peut changer 🙂

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Septembre 2016

  • Mettre les pieds sous la Tabl(é)e

Je reviens donc en France après un long et intense séjour en territoire indien, où la chaleur et les chapathis rythmés mon quotidien.Je débarque à Paris pour commencer mon nouveau travail et sur le chemin du retour le soir, je fais un saut au kiosque de La Défense  pour feuilleter mon magazine préféré, Socialter. Un article attérit sous mes yeux : ça parle d’une asso mêlant solidarité et miam-miam, autant dire que je me suis attardé sur le sujet.  Et nul besoin de cacher ma joie immense quand, une semaine après, je reçois un coup de téléphone du responsable de cette asso là, dans le cadre de mon travail.

Stupeurs et gloussements! Car oui, je suis bien en relation avec la formidable et ingénieuse Tablée des chefs! Véritable moteur pour l’implication et la mobilisation des chefs français face à l’insécurité alimentaire* du pays, la Tablée des chefs se positionne sur deux axes principaux :

  • La récupération alimentaire : lutter contre le gaspillage alimentaire en faisant l’intermédiaire entre les associations de redistribution de repas frais (ex : Resto du cœur) et les restaurants/traiteurs n’ayant pas écoulé tous les bons petits plats du jour
  • L’éducation alimentaire et culinaire : sensibiliser les enfants et les adolescents de quartiers défavorisés (en collègue et maisons d’accueil) à une cuisine plus saine basée sur des produits frais et accessibles grâce des ateliers animés par des chefs bénévoles

L’association exerce depuis de nombreuses années à Québec, elle se développe désormais au Mexique mais aussi en France, où elle s’est implantée en 2013, sous la directive de Vincent Brassart. Et il était temps ! Surtout dans un pays où la gastronomie est le patrimoine le plus sacré pour nos estomacs exigeants. La Tablée des chefs est aussi soutenue par des chefs stars comme Thierry Marx, très engagé depuis des années, en parrainant des formations (Msc Creative Business and Social Innovation à l’école de commerce lilloise EDHEC) et des projets (Traiteur Té) dans l’Economie sociale et solidaire.

Un immense bravo à cette formidable initiative qui éveille la génération future et qui permettra, – qui sait – de voir de prometteuses étoiles apparaitre dans l’univers Michelin 🙂

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

*« La sécurité alimentaire existe lorsque tous les êtres humains ont, à tout moment, un accès physique et économique à une nourriture suffisante, saine et nutritive leur permettant de satisfaire leurs besoins énergétiques et leurs préférences alimentaires pour mener une vie saine et active. » Sommet mondial de l’alimentation, 1996 (Source : FAO)

 

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Juillet- Aôut 2016

Pas d’articles Point Infos cet été, je vais profiter des derniers temps en Inde et enchainer avec le début d’une nouvelle vie à Paris 🙂 Bonnes vacances à tous!

Juin 2016

  • De la terre à ton Mac

Par Mac, j’attends bien sur le rival du PC et non un personnage douteux du dernier GTA en ligne. Mais là n’est pas la question. Ce mois-ci je me suis encore interrogée sur le contenu du prochain article à publier. Car oui chaque mois, j’adore partager ce qui me passionne et ce que j’apprends à travers mes jobs, pour diffuser paix, amour et, entre autres, informations sur l’environnement, l’économie sociale et solidaire et l’agriculture.

Et puis, je tombe sur Agrophilia, qui s’est donné la même mission de vie : transmettre de l’info sur le monde agricole et alimentaire mais version interactive et accessible à tous! On est loin de l’article sur comment optimiser la pousse de ton blé (sachant que tu vis dans un 20 m2 à Paname). Ce sera plutot dans le style « Le saviez-vous? Le meilleur élève sommelier de France, milieu très masculin , est…une meuf! Allez RESPECT LA!« . Pour vous expliquer davantage ce qu’est Agrophilia, quoi de mieux qu’une petite interview de sa fondatrice, Annabel Dominault 🙂

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Annabel en visite au Japon pour des articles tout frais sur agrophilia.fr
Question 1 : On aimerait  bien connaitre qui se cache derrière Agrophilia, peux tu te présenter en quelques lignes (parcours, passions…)?
Je m’appelle Annabel Dominault. J’ai 24 ans. J’ai fait un Master  en communication et publicité à Paris et suis allée étudier aux USA pour le marketing et le management international. A mon retour des USA, j’ai décidé de réaliser un MBA (accrédité AMBA) option entreprenariat et innovation. J’adore la nature et les aventures en tout genre. J’ai pas froid aux yeux et même en haut de mes 1m51,5 cm, j’ai peur de rien.

Question 2:  Qu’est ce qui t’a donné envie de créer Agrophilia?
D’un point de vue personnel: une bonne partie de ma famille est dans le secteur agricole. (mon père a une ferme céréalière en Dordogne où se trouve le siège social d’Agrophilia), ma cousine est spécialisée dans les huiles et les aromates bio, mes cousins du côté de mon père produisent le pineau des Charentes et le cognac et mes cousins du côté de ma mère ont une ferme dans les poulets de qualité et le foie gras. D’un point de vue professionnel: j’ai fais divers stages dans divers domaines mais un m’a beaucoup transformée : en Angleterre lorsque je travaillais dans une société pour l’électrique présent dans le machinisme agricole.J’aimais comprendre comment il était possible de trouver des solutions pour produire avec une empreinte plus environnementale et une réelle préservation des sols. 
J’ai également travaillé sur des salons agricoles. 
Le tout a fait que je suis devenue de plus en plus passionnée et je m’inspirais de mes voyages et des optiques différentes de ma famille. Rien que dans une seule famille où l’agricole est présent, les avis sont divers et variés et ayant une mère britannique et un grand-père américain, j’ai été confronté à des visions ouvertes sur le monde.
Question 3: Expliques nous en quoi consiste Agrophilia plus exactement
Agrophilia est une plateforme (WEB et bientôt application mobile) qui permet d’obtenir des informations agricoles non pas sur le technique vu que nous en avons de plus en plus, mais sur un point de vue politique, économique, social et culturel. Tout est lié et ce qui est intéressant est de voir que lorsque un aspect change, cela impact les autres. Donc, j’ai voulu m’intéresser à ces secteurs qu’on a peu l’habitude de prendre en compte. De plus, Agrophilia a pour mission de mettre en avant l’innovation collaborative et un véritable partage des données. De l’agriculteur à la personne urbaine qui est passionnée par l’agriculture et qui souhaite en savoir plus sur le secteur sont concernés. Agrophilia ne désire pas être militante mais de toucher l’information bio comme raisonnée ou OGM. Agrophilia est donc innovante grâce à une bonne partie du contenu gratuit et une partie sous forme d’abonnements. Ce ne sont pas que des abonnements liés à l’information mais ce sont des packages. Chaque membre reçoit des cadeaux durant l’année, des entrées pour des salons, des offres de stage et emploi…
Agrophilia met en relation les Hommes et crée une communauté. C’est ensemble que nous trouverons des solutions. De plus, j’ai décidé de mettre en avant deux parties sur le site: les nouvelles générations et les femmesOn n’en parle pas assez souvent, mais les jeunes sont le futur et les femmes représentent tout de même 1/3 des chefs exploitants agricoles en France.
Question 4: Quels sont les voyages que tu as effectué pour Agrophilia?
Agrophilia a aujourd’hui une quinzaine de partenaires qui permet de vérifier l’information et également deux jeunes femmes qui font le tour d’Europe à vélo pour réaliser des recherches sur les semences paysannes. Elles sont allées en France et en Italie et se dirige vers la SlovéniePuis, le tour du monde: Chine, Mongolie, je suis aujourd’hui au Japon et ensuite je pars vers la Corée. Une vingtaine de pays sur tous les continents sont prévus.
Chaque pays me permet de comprendre leur culture et de savoir grâce à de merveilleuses rencontres, leurs visions agricoles et pouvoir réaliser des comparaisons. Le politique, l’économique, le social, le juridique et le culturel reste le fil rouge. 
Question 5: Comment  vois-tu le futur d’Agrophilia?
J’ai des valeurs de partage, de liberté d’expression, d’échanges… et je souhaite qu’Agrophilia ne cesse de me représenter au fil des années et garde mes valeurs. Tout simplement je désire qu’Agrophilia reste à échelle humaine et qu’une vraie communauté existe entre tous.
En conclu : Let’s spread the word 😀

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Mai 2016

  • The Place to Bio

En Mai, fais ce qu’il te plait. Je suis loin de la France mais dans mes souvenirs, quand le Printemps offrait ses plus belles journées, j’aimais sortir de mon cocon et voir des potes en terrasse ou restau pour boire un verre, m’extasier devant un plat tout en racontant les derniers potins en date. Alors quoi de mieux que de suivre ce schéma mais de manière solidaire? Fini le temps passé sur TripAdvisor,  fini les prises de tête pour savoir où se retrouver pour le prochain café car voici venu le temps des riress et des chants d’une appli qui révolutionnera votre quotidien : The Place to Bio.

Car oui, au XXIème siècle, The Place to Be (l’endroit incontournable) à l’heure du miam-miam devrait être un endroit rempli de valeurs et d’engagements envers la planète. C’est ce que propose Place to Bio avec son appli sur smartphone pour repérer les restaurants bio, végétarien, locavore ou inscrits dans toute autre démarche eco-friendly.

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Tenez, c’est cadeau les gars!

Venez les soutenir sur la plateforme de crowfunding KissKissBankBank: plus que 6 jours avant d’atteindre leur objectif! 🙂

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Avril 2016

  • Optez pour la restaura(c)tion 

En Avril ne te découvre pas d’un fil. Ne sors pas de ton lit, reste au chaud. En fait ne sors même pas de chez toi ! On peut bien se passer des verres entre pote le temps que notre foie se remette du changement d’heure et de l’arrivée du Printemps, mais concrètement, on ne peut se passer de miam-miam! (oui la mono-diète de pommes, ça va un moment).

Alors pourquoi ne pas commander son Lunch auprès d’une entreprise qui s’engage à la fois sur la qualité de vos repas et sur des enjeux actuels de société comme la condition des réfugiés? Eh oui, ça existe et ça se passe aux States chez Eat Offbeat! Cette entreprise sociale recrute et forme des réfugiés de différentes nationalités à la restauration pour valoriser leurs savoirs et talents culinaires et mieux les intégrer dans le pays d’accueil (un statut, un revenu, une reconnaissance).  Je vous laisse visionner leur vidéo où l’on rencontre une des chef cuistot (pour les gourmands, voici un aperçu du menu. *Enorme et infini filet de Bave*).

Pour soutenir cette magnifique initiative, je vous invite à voter pour Eat Offbeat (gratuit)  via ce lien pour leur faire gagner de quoi développer le projet 🙂

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Mars 2016

  • « Mother Nature » : Droits des femmes et protection de la planète

Parce que Mars est le mois comptant la Journée Internationale des Droits des femmes (et non « de la femme » hein, parce que ca ne veut rien dire sinon), j’ai décidé de m’intéresser a un mouvement qui a retenu ma curiosité: il s’agit de… l’écofeminisme! Je tiens avant toutes choses a préciser que cet article est très court, que je n’ai pas pu trop m’attarder sur les détails, et qu’il y aurait de nombreux débats a faire sur ce vaste thème qui soulève des questions importantes sur le statut de la femme (on pourrait d’entrée réflechir sur l’expression « Mère Nature » par exemple). Mon but ici est de faire découvrir ce mouvement en donnant un court résumé et en indiquant des articles scientifiques pour approfondir 🙂

downloadI woke like this…I woke up like this…ecofeminist?

Quel est ce concept dont j’entends si souvent parler depuis que je suis en Inde? Ce n’est pas étonnant vu qu’une des plus grandes militantes écofeministes, Vandana Shiva (pour qui j’ai une profonde admiration) est indienne. Tout d’abord, l’écofeminisme se définit comme une réflexion sur les connexions qui existent entre la domination des hommes sur la nature et celle qu’ils exercent sur les femmes. C’est une française, Françoise d’Eaubonne, qui en parla pour la première fois en 1974, en même temps que se diffusaient des courants de pensées écologistes (ex: Deep Ecology) au sein d’une société civile de plus en plus soucieuse de son impact sur la planète.

Les messages les plus importants dans l’écofeminisme :

  1. Il faut dépasser les dualismes Culture/Nature, Homme/Animal, hommes/femmes dans les modeles de développement et de gestion de l’environnement, et donc repenser la domination de l’un sur l’autre.
  2. Le rôle des femmes est essentiel dans la préservation et la bonne gestion de l’environnement. Dans les pays « du Sud », on remarque que ce sont en grande majorité les femmes qui s’occupent des activités agricoles et des prélevements sur le milieu pour alimenter le foyer (aller chercher le bois, l’eau). Dés lors, cela leur implique de grandes responsabilités, qui ne sont malheureusment que tres peu reconnues puisque ces activités ne sont pas toujours integrées dans un circuit marchand.

Si le concept du développement durable aspire à plus de justice sociale et à moins d’inegalités dans le monde, le rapport homme/femme et la diversité des pratiques rentrent directement en compte ici. Mais au-delà de ça, l’ecofeminisme se veut etre le modèle d’un autre développement, qui ne serait plus guidé par une vision patriarcale, capitaliste et occidentale. C’est bel et bien la position adoptée par Vandana Shiva. Comme le dit Catherine Larrere, l’écoféminisme nous invite à « faire de la Terre notre demeure, un jardin planétaire« . C’est donc par une vision globale de notre environnement (en nous y incluant) et par la reconnaissance et la valorisation des savoirs que l’on peut envisager un avenir plus vert 🙂

Comme c’est très difficile de tout expliquer dans un petit article de blog, voici un bibliographie indicative sur ce sujet pour plus de details:

Who run the world…?

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Février 2016

  • « Et Noé entra dans l’arche avec ses fils, sa femme… »et son fromage

La vie. Une chance inouie, un défi, ca n’a pas de prix…Comme l’on dit ces bons vieux Enfoires dans leur dernier clip, la vie c’est sympa et c’est remplie d’espoir (de poneys, de licornes, de paillettes ou de tout ce que tu veux…). Meme si j’ai envie de me petit « suissider » quand j’entends cette chanson, je rejoins la théorie selon laquelle : Ok, 2015 a été vraiment une année de merde et les débuts de 2016 me font perdre un peu la foi (RIP David Bowie, Alan Rickman…)., mais il existe encore et toujours des initiatives qui donnent le smile! 

Imaginons un monde oú les seuls fromages à ta portée sont du cheddar industriel et des pseudo fake cheese type vache qui rit. Ah ben en fait c’est la realité! Juste un de mes souvenirs lors de courses au supermarché a Dublin. Enfer et damnation: c’est-quoi-ce-bordel! Elles est passée ou la bonne bouffe? le VRAI gout? (et la réponse est autre que « dans mon posterieur »).

Pas si loin que cela j’ai envie de dire! Il y a vingt ans, le célèbre mouvement et organisation internationale Slowfood a eu l’idee originale de créer…l’Arche du Gout! Cette arche symbolise toute la diversité des saveurs et des savoirs en ce qui concerne notre alimentation. En effet, sa mission est bel et bien de répertorier sous forme de catalogue en ligne tous les produits (matières premières ou transformées) qui sont menacés par l’oubli et la standardisation de notre systeme alimentaire : moins de diversité dans les champs (nombre de variétés et especes cultivées en déclin), dans les élevages (sélection de races les plus productives) et dans les assiettes (que celui qui sait à quoi ressemblent les lentilles corail lève la main…sans checker Google…). Les temps sont durs pour nos papilles! *So sad*

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

On peut donc tous participer à l’élaboration de cette Arche qui est carrément plus cool et groovy que celle de Noe dans les livres! Comment? En repérant les merveilles des produits locaux lors de nos voyages, de nos déplacements et de nos rencontres 🙂 On note tout cela dans un petit formulaire et hop! On contribue a la valorisation de produits de terroir si chers à nos coeurs et à nos estomacs.

Et comme dirait le Jean-Jacques et sa troupe, « A ton tour et vas y! »

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Janvier 2016

  • Don’t worry, Bee Happy

Au 1er Janvier 2016, je me suis réveillée avec un mal de crâne. Sans doute les boissons de la veille. Ou peut-être à cause la longue liste de mes bonnes résolutions que j’aimerais accomplir cette année. Oui je sais, je sais, j’aimerais pouvoir sauver la planète et j’aimerais installer la paix dans le monde, mais ça risque d’être un peu difficle comme projet de vie. Néanmoins, je sens et je sais que je peux agir avec mes petits moyens! Donc pour bien commencer l’année, j’ai décidé…de sauver des abeilles!

« Roh la meuf qui se respecte pas, aucune crédibilité en société…« . Rigole, rigole, mais mon quotidien ne ressemble pas à un spectacle de Chantal Goya, et les bisounours ont migré de mon cerveau il y a quelques années quand même (bon il y en a un qui traine encore mais ce n’est qu’un détail) .

Pourquoi les abeilles? En fait, depuis une dizaine d’années, on assiste à une diminution inquiétante du nombre d’abeilles partout dans le monde (surtout sauvages). Cela s’explique de manière globale par 4 raisons selon Alexis Ballis (Conseiller Tecnhique Apicole à la Chambre de l’Agriculture d’Alsace) :

  • L’appauvrissement de l’environnement en terme de ressources alimentaires (aménagement, urbanisation, moins de plantes sauvages,  appauvrissement biodiversité…)
  • Augmentation de maladies (parasites, virus…)
  • Pollution (pollution de l’air, pollution due aux néonicotinoïdes qui sont de puissants insecticides…)
  • Mauvaises pratiques et gestions de certains apiculteurs

Sauf que sans les abeilles, la vie serait bien triste, surtout au niveau de la bouffe! Ces coquines, avec leur activité favorite qui est la pollinisation (reproduction des fleurs angiospermes et gymnospermes via un transport de pollen depuis l’organe mâle vers l’organe femelle), permettent d’avoir une très grande diversité de légumes, fruits et d’autres catégories d’aliments comme les oléagineux, les protéagineux et les épices.  Service* 100% naturel et 100% gratuit. Sympa, non?

En attendant que des mesures efficaces soient prises concernant l’interdiction  définitives d’insecticides toxiques, autant se mobiliser ! En France, l’ONG Terre d’Abeilles interpèle le grand public sur tous ces enjeux. Les associations IDAPIL’abeille de Compagnie et l’entreprise Un toit pour les Abeilles proposent aux entreprises mais aussi aux particuliers d’investir dans la construction et entretien de ruches, ainsi que dans la plantation de champs de fleurs. Chaque mois en 2016, à la place d’une séance cinéma (9€), je chouchoute donc à distance environ 4000 abeilles logeant chez des apiculteurs dans mon Sud-Ouest adoré. Pour des abeilles heureuses et en pleine santé 🙂

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le documentaire français « Des abeilles et des hommes » explique vraiment bien les enjeux liée à  la disparition des abeilles. A checker!

*Services écosystèmiques : Bénéfices que les êtres humains tirent des écosystèmes  (CIRAD 2013)

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Décembre 2015

  • Des punchlines pour le Climat

Malgré toutes les controverses que je pourrai dire lorsque je place « EDF » et Climat » dans la même phrase (oui, le greenwashing a ses limites rappelons-le),  ce dernier a eu l’idée de faire encore plus participer les citoyens dans ce grand mouvement que l’on nomme COP21.

#Objectif2degres est une plateforme créee par EDF pour que l’on puisse partager ses idées, actions et solutions que l’on applique ou que l’on souhaiterait appliquer dans la vie. Histoire de rendre un monde plus kikoo face au réchauffement climatique 🙂

Par exemple, pour moi ce serait  « Hey, je recycle le caca de la vache et du voisin pour en faire une énergie renouvelable et utiliser ce qui reste en agriculture bio ». Sympa le discours devant l’expat’ ultra canon rencontré en soirée.

Tamara_Drewe

Palpitation dans le  slip = ZERO

Après ce partage de solutions, EDF verse 10€ à une des assos sélectionnées sur le site (il y a même Arutam, clle pour qui j’avais bossé en Amazonie pour de la reforestation! Salut la famille!). Et si l’on diffuse l’info sur les réseaux sociaux (Twitter, Facebook, Linkedin), EDF verse 10€ de plus!

Alors on prend une bonne bouffée d’oxygène, on laisse l’inspiration nous guider et en quelques clics, on agit pour des superbes causes 🙂 à vos souris!

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Novembre 2015

  • Ils sèment un peu, beaucoup, passionnément, à la folie…

L1….M1, M2, amphis, TD, TP, partiels…..Concrètement quand on est étudiant, on a tendance à n’attendre qu’une chose : le stage de fin d’études, la soutenance, et enfin la liberté (libéréeeee, délivréeeeee. Hum.) Je compatis, 5 ans d’études, ça douille sévère…). Il y a ceux qui restent à regarder la fenêtre à attendre le doux retentissement de la fin de ta vie scolaire qui aura quand même duré, il faut l’avouer, 20 bonnes années…Et puis il y en a des personnes comme les écoliers agronomes membres de l’asso Agro & Sac à dos qui décident d’aller faire un stage un peu partout dans le monde pour récolter un max d’informations passionnantes à travers un documentaire « Ceux qui sèment », pour notre divertissement mais surtout pour notre culture !

Tournage_Cameroun_Crédit=Pierre Fromentin

Culture, oui c’est le cas de le dire, puisqu’ici le thème est l’agriculture familiale*, celle-ci même qui représente 40% de la population active mondiale, et est pourtant si méconnue. Comprendre les enjeux qui pèsent sur cette part de la population et mettre (enfin) des visages sur ces personnes nourrisant 70% de la population mondiale**, c’est bien l’objectif de l’asso et de leur film!

Ils ont ainsi élus 5 pays pour représenter les différents continents. En Guest Star, nous avons donc :

  • L’Equateur pour l’Amérique Latine (le pays de mes rêeeeeeeeves ! coming soon !)
  • L’Inde pour l’Asie (d’ailleurs si quelqu’un veut passer me faire un coucou, j’y suis pour un an là !)
  • Le Cameroun pour l’Afrique
  • La France pour l’Europe (allez hop hop hop, la fierté !)
  • Le Canada pour l’Amérique du Nord

Actuellement, l’association bosse dur pour mettre en place un grand atlas numérique en accés libre sur les agricultures du monde. #badass #warrior #danstaface #swagattitude

Pour nous donner encore plus envie d’explorer, d’apprendre avec cette source inépuisable de connaissances et de savoirs qu’est le lien à la terre!

*L’agriculture familiale englobe toutes les activités agricoles reposant sur la famille, en relation avec de nombreux aspects du développement rural. L’agriculture familiale permet d’organiser la production agricole, forestière, halieutique, pastorale ou aquacole qui, sous la gestion d’une famille, repose essentiellement sur de la main-d’œuvre familiale, aussi bien les hommes que les femmes. (Source : FAO)

**Source : FAO

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Octobre 2015

  • Mamie fait de la résistance!

A l’heure où l’on a remplacé le 3310 par le smartphone, le polaroid par la GoPro, le pigeon voyageur par Facebook, le tampax par la cup (ouiiiiiii vive la cup !) ….A l’interface symbolique entre les temps « anciens » (soit avant la chute de l’URSS, soit avant ma naissance #GénérationYreprésente) et les temps « modernes » bercés de tweets…Il existe une start-up qui résiste encore et toujours à l’envahisseur. Je vous présente Mamie Régale ! Liant les générations entre elles et freinant l’isolement des « seniors » qui se mettent aux fourneaux ensemble, Mamie Régale se veut aussi de nous refaire découvrir le plaisir de manger son déjeuner entre deux mails et deux réunions.

On fait pas genre, on est bien 99% à courir chercher un thon/crudités ou un jambon/beurre dans la boulangerie d’à côté, les miettes partout sur la chemise, même pas le temps d’avoir pris une serviette pour s’essuyer la bouche, et vite que je descende ma canette de soda et vite que je refile au bureau….Bref:

NOT K-I-K-O-O !

Parce que déjà c’est pas bon pour toi (moyen la dégustation que du pain blanc et deux vieilles tranches de tomates/mozza), pour ton système digestif (Merci au livre «Le charme discret de l’intestin » de Giulia Enders, que je suis littéralement entrain de dévorer) et enfin pour ta santé mentale (stress, pression, course contre la montre…sérieux, on parle de manger là, y a -t-il acte plus noble que ça ? Bien sûr que Non !). Avec Mamie Régale, le cauchemar prend fin : certes j’ai 1h devant moi, et c’est peu. Mais je commande au préalable via le site un petit panier repas trop bon qui aura été concocté avec AMOUR et BIENVEILLANCE par des personnes retraitées qui kiffent tout simplement cuisiner, transmettre leur savoir, faire plaisir et se faire plaisir, car cela leur génère quelques revenus complémentaires.

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Kylia et Coline, les deux fondatrices de la start-up, en mode crêpes party!

Moi-même le midi, j’avoue que j’aime bien venir skouater chez la mamie pour trouver tout le réconfort du monde le temps de quelques bouchées. Pour tous les autres, Mamie Régale est l’alternative pour à la fois manger quelque chose de bon, équilibré, en donnant raison à un projet au grand coeur 🙂 Bientôt sur Paris, cette start-up vient de Toulouse. Encore une fois –désolée- mais vive le Sud-Ouest !

Pouce levé pour cette splendide idée d’entreprise sociale qui donne le sourire au visage et à l’estomac 🙂

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Septembre 2015

  • (R)évolution darwinienne en marche!

On y est, c’est la rentrée! Nouveau job (l’élu, le seul, l’unique, le « précieeeuuuuuuux » *cri de Goulum*), nouveau sport (rythmé du « blop blop » que font mes fesses quand je coure sur du Queen B), nouveau quotidien…nouvelle vie quoi! C’est la fin de l’Eté et malheureusement, la cure de jus de carotte combo gommage 1 fois par semaine pour entretenir le bronzage ne retardera pas l’Automne…MAIS, moi je dis : Septembre c’est aussi le début d’une année des possibles avec plein de rencontres et plein d’aventures, et surtout le moment de changer ses habitudes et découvrir de nouvelles tendances 🙂

Ici je vous présente le très ingénieux concept bordelais : le Darwin Eco-système (le Sud-Ouest représenteeee). Loin de parler de primates, le Darwin Ecosystème a été crée en 2010 à l’initative de l’entrepeneur Philippe Barre, et doit son nom à la célèbre citation du scientifique « Les espèces qui survivent ne sont pas les espèces les plus fortes, ni les plus intelligentes, mais celles qui s’adaptent le mieux aux changements ». Un ancien quartier de la rive droite a donc été réhabilité pour les bâtiments de l’éco-système où vont cohabiter sous forme de Cluster* des acteurs du changement (associations, entreprises sociales, entrepreneurs, artistes…) pour travailler et faire connaitre leurs actions. Face à la crise économique, sociale et écologique du début du XXIème siècle, ce beau projet s’est érigé pour en quelque sorte montrer le bon exemple avec une économie « verte » et collaborative et crier un grand OUI !

  • Oui à la transition écologique (agriculture urbaine à l’honneur)
  • Oui à la démocratie participative (débats, conférences, informations)
  • Oui à la Culture accessible (concerts, arts et expo, hangar skate park)
  • Oui à l’alimentation saine (bistrot avec une cuisine diversifiée)
  • Oui aux producteurs locaux (je rappelle qu’ils font même une bière Darwin!)
  • Oui au bien-être (et oui, même des cours de Yoga t’as vu !)

Beaucoup penseront qu’il s’agit d’un endroit pour les hypsters ou  les bobos bordelais qui mangent Bio et font style d’avoir une culture G en soirée devant les potes. Selon moi, Darwin représente l’air du vent de ma génération (Y), c’est-à-dire celle qui fait face à de multiples problèmes mais qui ose innover et réinventer des concepts pour s’ancrer à la fois dans le présent et l’avenir en répondant aux demandes des citoyens. Oser, c’est bien ça le mot. Ils ont osé prouver que c’était possible de créer un (éco)système globale intégrant et alliant différentes activités du milieu urbain, et le rendre incroyablement attractif pour les petits êtres curieux comme moi.

 

 

 

 

 

 

 

 

Tu veux assister à un fauve de concert avec tes potes?

Tu veux découvrir ce qu’est l’agriculture urbaine?

Tu veux manger un brunch qui fera effet chute du Niagara dans les papilles?

Tu veux emmener ton prochain rencard à une des multiples débats pour montrer que t’es trop cultivé ?

Tu veux un endroit tranquille le long des quais de Bordeaux et de ses merveilleux couchers de soleil ?

Tu veux te recharger en ondes positives après avoir lu le dernier article du Monde Diplomatique ?

Direction le changement en positif à la sauce Darwin! 

*« Un cluster rassemble un groupe d’organisations et d’institutions (entreprises, centres de recherche, organismes publics…) qui, sur un territoire donné, mettent en commun des moyens et des informations à destination d’un même marché, pour améliorer leur efficacité économique. « (Source:  www.franceclusters.fr)

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Août 2015

  • Voulez-vous (dîner) avec moi, ce soir?

A l’image d’un Diner presque parfait où l’on voit des personnes rire, pleurer, s’ennuyer ou même parfois en venir à se fighter (oui la dernière fois que j’ai maté un épisode, c’était assez violent…pourquoi tant de haine ? C’était juste un gratin de patates !), et de son homologue anglosaxon Come Dine with Me, la nouvelle tendance en 2015 va être d’aller se régaler le temps d’un repas avec des inconnus via le Foodsurfing !

Le Foodsurfing, comme le Couchsurfing (dormir sur le canapé chez l’habitant), c’est une autre manière de voyager et de consommer local. Cela s’insère dans ce que l’on appelle l’économie collaborative puisqu’il s’agit de partager des biens et un espace tous ensemble. Le principe est simple : vous vous connectez sur un des différents sites qui existent, en France et à l’étranger, et vous checkez les hôtes qui reçoivent le temps d’un bon petit-déjeuner, brunch, déjeuner, goûter ou diner. La contribution peut varier selon le menu, mais généralement c’est entre 10 et 30€. En soi, c’est le même prix qu’un restaurant, voir moins cher, dans une ambiance complètement différente !

image_thumb16Le gâteau est prêt les gars! Tout le monde fait la « Hola »!

On privilégie les échanges avec les locaux, découvertes culinaires « fait maison », petits plats remplis d’émotions et d’amour de la part des hôtes qui aiment faire plaisir et passer un moment convivial avec des gens venus des 4 coins du monde. Cela donnerait carrément envie de faire un grand Road-trip culinaire en testant la gastronomie connue ou méconnue (attention, recettes de grand-mère secret défense !), et de révéler au passage quelques recettes de chez nous, et pourquoi pas de ramener un petit produit de sa région aussi 🙂

Dialogue des cultures autour d’une table, comme dirait Georges, What Else ?

Voici quelques sites de Foodsurfing…:

(FR) Voulez vous dinerSuper marmiteViens manger à la maison

(EN) CookeningVizeatHomedineEatwith

…Ainsi que des sites de Social dining (rencontrer des gens et se faire des amis le temps d’un restau, à la pause déj’…Amiiiiiiiis!)

Social dining networkGrubwithusLeftoverswap

Partagez, c’est l’été 🙂

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Juillet 2015 

  • Sous le sunlight des tropiques version éthique

A part le combo plage/glace/férias/festivals (et travail dans les champs sous canicule…*ouiiiiinnn*), moi je me demande que serait le bon plan pour cet été 2015? Comment être plus IN que OUT, être plus Groovy que Nerdy? Et bien les amis, ce mois-ci, je vous parle de tourisme solidaire! Peu importe si l’on compte partir le temps d’un mois, une semaine, un week end ou même un après-midi, comme le disait un grand philosophe du XXIème siècle, « Le changement, c’est maintenant! » (moment Lolilol de la saison, pardonnez moi c’est la canicule).

Le défi va donc être de faire en sorte que « Plaisir » rime avec « Agir » lors de nos escapades et voyages en mode seul à la « Mange, Prie, Aime », entre amis, en amoureux ou en famille 🙂

Je vous fais donc découvrir la formidable et ingénieuse plateforme internationale de tourisme solidaire Visit.org, à travers les paroles de la jeune et souriante Emilie Couillard, qui travaille pour eux au Pérou. Préparez vos bagages les kikoos, ça vaut le détour 🙂

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Hé! Hé! Attendez moi les gars, j’arrive!

Question n°1 : Comment définirais-tu le tourisme solidaire ou l’éco-tourisme?

Selon ma perspective, Visit.org offre deux types de tourismes spécifiques, à savoir le tourisme solidaire et le tourisme communautaire.

  • Le tourisme solidaire c’est lorsqu’une ONG propose des activités touristiques dont les retombées économiques serviront à financer ses projets et sa mission.
  • Le tourisme communautaire est une forme de tourisme durable où une partie ou l’ensemble d’une communauté travaille de concert pour offrir un produit touristique, dont les retombées économiques bénéficieront à tous ses membres. Les activités et les services sont donc gérés et offerts par les membres de la communauté locale impliqués. Il s’agit notamment du service de restauration, de l’hébergement, des randonnées guidées ou toute autre activité organisée et mise à l’itinéraire par les membres de la communauté. Dans plusieurs cas, le tourisme est une activité complémentaire à l’agriculture et offre un revenu supplémentaire pour ses habitants vivant dans des régions éloignées.

Question n°2 : Qu’est-ce que visit.org?

Visit.org propose une façon différente d’aborder l’industrie du tourisme grâce à une plateforme en ligne qui permet de faire le pont entre des touristes en quête de visites uniques et plus éthiques, et les ONG ou communautés avec des projets sociaux/environnementaux. Les tours publiés sur la plateforme offrent aux associations partenaires une visibilité internationale et une source de financement pour aller de l’avant dans leurs projets.De leur côté, les touristes soucieux des réalités locales et en recherche de rencontres authentiques sont aussi très bien servis. Le tourisme responsable que l’on présente chez visit.org s’avère un puissant outil de développement sur tous les points de vue.

Question n°3 : Qui, que, quoi, donc, où?

Le projet a débuté suite à l’initiative de Michal Alter et de Violaine Pierre durant l’été 2014 à New York. Michal et Violaine partagent une passion, le voyage, et une ambition,  apporter un nouveau souffle dans l’industrie du tourisme, afin que cette dernière profite aux communautés locales des pays visités!  En 10 mois, l’équipe s’est agrandie à 7 représentants pays, 4 stagiaires, 10 ambassadeurs, et 100 associations partenaires dans 23 pays!

Nous sommes en pleine campagne de financement, allez voir sur Indiegogo et aidez-nous à atteindre notre objectif de 15 000$ tout en apprenant plus sur notre mission.

Question n°4: En quoi Visit.org est-il innovant dans ce secteur ?

C’est la première plateforme mondiale à proposer des tours entièrement offerts par des organismes provenant du secteur à but non lucratif, et ce, partout autour du globe. À ne pas confondre avec le « volontourisme », nous offrons des activités touristiques et non pas des possibilités de volontariat. La principale différence entre le tourisme tel qu’on le propose et le volontourisme c’est le pouvoir d’agir qui repose entièrement entre les mains des populations hôtes. Dans ce cas, celles-ci proposent une visite unique aux visiteurs, et ce ne sont pas les visiteurs qui rendent un service à l’association. L’expérience est souvent plus courte, moins chère et ouverte à tous, notamment aux enfants !

Je commence aussi à bosser pour eux ce mois-ci, mais en France. Je vous en dirai des nouvelles 🙂

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Juin 2015

  • Court-circuite ta ville

L’article suivant ne parlera ni d’électricité, de LED ou de cours de techno de 5ème, mais de ce que l’on appelle les circuits courts. Un circuit court qu’est-ce que c’est au juste ? L’inverse d’un circuit long (…..certes….). Cela représente un système où les échanges entre les acteurs ne passent pas, ou très peu, par des intermédiaires. Ici je vais vous parler d’un temps, que les moins de 20 ans, ne peuvent pas connaitre (et c’est bien dommage!): les circuits courts dans le cadre de notre approvisionnement en nourriture et produits frais, qui représenteraient une bonne alternative aux supermarchés et hypermarchés auxquels nous sommes habitués depuis ces 50 dernières années.

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Pour toi Public, j’ai du alors appeler, envoyer des mails, recevoir des vents, lire, réaliser des entretiens semi-directifs et quelques questionnaires, faire une sorte d’observation participante…Et toujours le smile! J’aurais aimé en faire davantage mais niveau emploi du temps et organisation, ce n’était pas toujours facile. Pourtant, j’ai réussi à retenir pas mal d’éléments. Voici la petite histoire.

De Janvier à Avril dernier, de manière très ponctuelle, j’ai eu l’occasion de croiser la route de gens merveilleux au sein d’une AMAP (Association pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne) dans une ville périphérique de Bordeaux (Gradignan Malartic), à la rencontre de ces consommateurs très particuliers que l’on appelle amapiens et amapiennes Ces amapiens et amapiennes sont des personnes comme vous et moi, qui se sont un jour posées les mêmes questions:

  • Pourquoi les tomates que je mange n’ont pas de goût ?
  • Pourquoi ce que je mange au quotidien m’empoisonne lentement mais sûrement ?
  • D’où viennent vraiment ces produits que je m’apprête à manger ? Qui est la personne qui s’en est occupée ?
  • Comment pourrais-je faire pour que mon impact sur l’environnement, sur les conditions des agriculteurs et sur mon portefeuille soit allégé ?
  • Comment arrêter de voir la tâche des courses comme le fardeau du samedi et dimanche matin dans les supermarchés bondés ?

Et puis l’AMAP est apparue. C’est au Japon que s’est développé ce principe avec les teikei dans les années 70. Cela s’est exporté dans les pays du monde entier, et en France, ça a commencé à se développer il y a une vingtaine d’années. On trouve des AMAP dans pratiquement toutes les communes (oui, oui, check google maps !).  Vous pouvez aussi retrouver un petit article éclair que j’avais fait sur les AMAP dans l’article automne-hiver 2014 « dossier anti-gaspillage conseil n°3 » sur ce blog! 🙂 Chaque AMAP définit sa propre organisation, et choisit ce qu’elle veut privilégier :

  • Le lien social (contacts, discussions, événements entre adhérents de l’association, entreaides)
  • La diversité des aliments proposés (viandes, poissons, légumes, fruits, pains…)
  • La qualité d’une catégorie ou d’un nombre réduit de produits (que les légumes et fruits)
  • Les méthodes agricoles employées (conservation des sols, valorisation biodiversité, minimisation d’utilisation d’intrants chimiques, recours aux bandes enherbées et haies…)
  • La proximité des productions
  • Un mix de tous ces éléments

Mais la base reste la même : on souhaite changer sa manière de s’approvisionner car l’image du supermarché traditionnel où l’environnement est assez stérile, on ne connait que très rarement l’hôte de caisse, les gens que l’on y voit, où l’on a une standardisation très poussée des produits proposés et que les produits que l’on y achète ont très très souvent parcouru des milliers de KM avant de venir ici, emballés dans du plastique.

L’AMAP impose alors d’être dans une situation plutôt stable d’un point de vue géographique : chaque semaine, à jour et heure et lieu fixe (souvent un soir en semaine), on vient chercher son petit panier qui nous attend avec des produits de saison. Cela dépend aussi des AMAP mais généralement, en début ou renouvellement d’inscription (Septembre normalement) , on demande aux adhérents d’avancer les sous pour leur futur panier (ex : un chèque qui avancerait 3 mois d’approvisionnement). Ainsi, l’agriculteur peut avoir une certaine sécurité du revenu et le consommateur est assuré aussi d’avoir son panier hebdomadaire (pas de soucis si tu ne peux aller chercher le tien la semaine prochaine, un autre amapien le prendra pour toi et : soit il  te l’amenera parce que vous n’habitez pas loin, soit il te l’échangera contre un de ces paniers un peu plus tard 🙂). Il faut aussi savoir que ce qui provient de la terre dépend de multiples éléments, dont climatiques, du coup il peut y avoir des variations dans les quantités mais cela reste très minime.

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 David et ses drôles d’AMAPiens 

Ce qui ressort de mes entretiens réalisés avec l’AMAP Malartic, c’est vraiment l’importance de savoir d’où vient ce que l’on mange et de mettre un visage et même de connaitre celui qui l’a produit. On peut ainsi le questionner sur les méthodes qu’il emploie (à ce titre, en AMAP, les produits sont très souvent Bio), comment il arrive à donner cette qualité aux légumes etc. A l’AMAP de Malartic, newsletters et petit guide sont envoyés aux amapiens pour rendre compte des expérimentations du producteur qui tente de faire au mieux pour préserver les sols et la biodiversité, minimiser (si ce n’est « supprimer ») les intrants chimiques et produire avec un bon rapport quantité/qualité/prix. Tout est détaillé, l’information circule et la traçabilité est permanente.

Ce que j’admire et ce qui m’émerveille (et je pèse mes mots), c’est le rapport qu’ont les amapiens venant chercher leurs légumes avec le et les producteurs qui distribuent.  C’est juste beau. Oui, beau. De voir que les gens ont le sourire  quand ils se rendent au local chaque semaine. Un sourire, des « Bonjour », « comment vas-tu ? » « comment ça se passe dans les champs en ce moment alors ? », « Et la famille ? », « ça va mieux ton problème de dos ? ».

Et je suis encore plus émerveillée quand je vois un petit groupe qui se porte volontaire, toujours avec le sourire et la joie dans l’âme, pour venir aider lors d’un « chantier » leur producteur.  Pour cette occasion, j’ai été très heureuse de participer aussi ! Alors un groupe pour aider à aménager la serre et un groupe pour désherber à la main la section des carottes. C’est donc en papotant de tout et de rien avec des gens de toutes générations et tous âges confondus que j’ai désherbé pendant une matinée une allée de carotte. Et vous savez quoi ? J’étais heureuse. Heureuse de rencontrer ces acteurs du changement, ces gens vous impulsent l’envie de réorienter vos perspectives et de foncer. C’est toute une transfusion d’optimisme et de bonne humeur que l’on obtient de ces rencontres, voilà où réside la beauté 🙂

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Je suis comme Pharell, je suis Happy!

Parallèlement à cela, d’autres systèmes rejoignent cette idée de proximité consommateurs/agriculteurs, mais avec une approche différente.

  • Le Drive Fermier est un réseau national où les liens entre producteurs et consommateurs sont plus distants. Le rapport se fait purement sur la base de la vente/achat, comme un e-commerce. La chambre de l’agriculture coordonne beaucoup les questions logistiques et communication/diffusion de l’information (site web, prise de contacts…). Néanmoins, on peut rencontrer les producteurs, leur poser des questions aussi. Pour des entreprises dites « collectives » comme  la Compagnie fermière près de Bordeaux, c’est un peu le même principe. L’aspect central est la valorisation des produits locaux/régionaux.
  • La Ruche qui dit Oui !, un autre grand réseau de circuit-court, qui privilégie ses actions sur le net et les réseaux sociaux, comme un grand « marché virtuel ». Ici, la Ruche qui dit Oui agit comme prestataire de services pour distribuer les produits frais et surtout locaux aux consommateurs. L’avantage c’est la diversité et quantité des produits mis en vente, que l’on peut voir, choisir et pré-commander sur leur site internet et de repérer la ruche la plus proche de chez vous sur la carte disponible sur internet. Contrairement à l’AMAP, aucune charte d’engagement sur un moyen ou long terme n’est signée, on n’avance pas d’argent, et on part à la rencontre d’une nouvelle espèce nommée « les Responsables de Ruches » qui gèrent les ventes sur place et échangent infos/recettes/etc. avec les consommateurs. La ruche est très présente sur les réseaux sociaux comme Instagram et Facebook (avec aussi un web magazine), et propose pas mal d’animations de quartiers et d’événements pour sensibiliser les consommateurs.

 

La gratitude et la reconnaissance mutuelle, c’est bien cela le cycle vertueux d’un circuit court 🙂

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Mai 2015

  • Et un peu de sucre en poudre?

J’adore le Pérou. Vraiment. J’ai y passé la moitié d’une année en stage, et j’ai eu la chance de voir et découvrir une petite partie de ce pays vraiment fascinant où la diversité est maitre mot (je rappelle que l’on a la fois la montagne andine, la forêt tropicale amazonienne, les paysages désertiques des haut plateaux et la côte. La base quoi). C’est donc seule que je suis partie en Amazonie pour travailler, mais j’ai reussi à avoir le temps de faire un petit détour sac à dos en mode Dora l’exploratrice à travers les villes de Lima, Arequipa, Puno et Cuzco (voir section road-trips culinaires).


*petites étoiles dans les yeux*

J’aime encore plus ce pays quand des projets innovants s’y déroulent! Alors ma petite question d’aujourd’hui, ça sera : Comment faire en sorte que mon combo poulet/papas fritas* du jour provienne d’une démarche solidaire, tout en rendant bilingue?

Réponse ici! Au Pérou, même si d’après les chiffres le taux de pauvreté a reculé depuis une décennie, 23,9% des péruviens vivent encore sous le seuil de pauvreté national en 2013 (données de la banque mondiale) avec de très grandes disparités entre les populations en milieu urbain et en milieu rural. Beaucoup d’associations et d’ONG se mobilisent en essayant d’apporter des solutions sur le moyen et long terme. Ici, j’en ai choisie une que j’ai découvert il n’y a pas très longtemps: celle de Recetas Solidarias, qui est en collaboration avec l’association Ninos del RioTrois jeunes femmes dans le vent – qui partagent une passion commune, la cuisine- ont eu cette idée judicieuse de créer un livre de recettes bilingue Français-Espagnol. L’argent issu des ventes des exemplaires du livre va servir à financer les activités de Ninos del Rio, une association venant en aide aux jeunes défavorisés et vivant dans les rues de la capitale Lima. Dans ce livre, on peut y observer plus de 40 recettes différentes, donc ce n’est ni trop ni pas assez, c’est abordable pour tous et ça réveille les papilles rien qu’en regardant les titres. Bref, ce livre, il claque et nous résumerons cela par une simple équation:

 

Recettes de Lima, capitale gastronomique 2013 (le ceviche, tu peux pas test!)

+

Vocabulaire pour ton futur rencard au restau avec le(la) BG(ette) latino(a) de Tinder

+

Une bonne action

=

Va chercher bonheur, Va!

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Un petit high five pour conclure

En cours d’élaboration, normalement les livres seront en vente à partir de Juillet 2015 🙂 En attendant de se régaler, on peut suivre leurs actu’ et encourager cette belle initiative!

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Avril 2015

  • Prends en de la graine mon petit!

Cela peut paraitre un peu bête mais on oublie souvent tous les processus qui font que, ce midi, on a pu avoir droit à un bon plat de spaghettis à la tomate. Les pâtes sont faites à partir de blé, les tomates ont cotoyé (ou non) un sol fertile, le basilic a eu droit à sa dose de lumière et de chaleur…..Sans rentrait dans les détails et faire un cours de collège, ce mois-ci je vous parle d’histoires de graines et de semences, car c’est bien même la base de chez base!

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Y’a la terre et Y’a la petite graine…et là, une vague de chocolat arrive parce que j’ai renversé mon bol de ce matin, et PAF! ça fait des chocapic (Euh alors oui, mais en fait non…)

Le thème des semences est très complexe, régi par d’inombrables lois et brevets/propriétés du vivant selon les pays du monde entier avec de nombreux débats et conflits autour. Ici je me vois obliger de passer outre de nombreux détails (pourtant essentiels je le sais), donc je vous incite donc à lire un peu plus bas quelques éléments de bibliographie, rappelons que le pouvoir c’est le savoir 🙂 Bref, ce sujet touche tout le monde, du producteur de cacao au Costa Rica à l’adepte du fameux goûter Granola de 16h.

Petit rappel: une semence est « une graine ou par extension d’autres organes de reproduction (bulbes, tubercules…), choisies pour être semées. Les plants sont mentionnées à part lorsqu’ils font l’objet d’une réglementation spécifique, ou sous la forme « semences et plants », ou uniquement « semences » lorsque la réglementation concerne indistinctement les semences et les plants. » (Site de la Confédération paysanne)

La plus grande majorité des semences appartiennent actuellement à quelques grandes multinationales  : Mosanto (USA), Syngenta (Suisse) Limagrain (France), Bayer (Allemagne) sont les plus connues. Avant, au XIXème siècle, ce sont les paysans agriculteurs qui séléctionnaient eux-mêmes les semences qu’ils allaient conserver, stocker, germer, reproduire et utiliser pour la prochaine récolte (ex: on prelevera soigneusement sur un super épi de maïs du tonnerre donné en une année A pour que l’année d’après, ce qui sera semé donne ce même résultat mais partout). Au siècle dernier, ce rôle a quitté les champs et a été attribué aux pépinéristes/semenciers. Tout au long du XXème siècle, la Recherche (en France, l’INRA) et l’Agrobusiness s’emparent de ce domaine « primaire » de l’agriculture. D’une part, on a crée un catalogue des variétés qui sont autorisées dans les champs à des fins commerciales (ce qui restrint et interdit pas mal les choses car beaucoup de variétés sont désignées moins « rentables » que d’autres, comme dans la catégorie des pommes, des tomates…); d’autres parts, la réappropriation de la production et distribution des semences par de très puissantes multinationales (qui produisent aussi les engrais, les produits phytosanitaires et autres outils) amène à se questionner sur les enjeux actuels : disparition de la biodiversité* (de moins en moins de variétés, standardisation du système alimentaire), cultures OGM, dépendance des variétés semées vis à vis des produits phytosanitaires, prix des semences, perte de liberté de décision de l’agriculteur, interdiction de resemer etc…

Du coup, beaucoup de mouvements se sont crées pour faire face à ces problématiques et pour démocratiser l’accès aux semences et/ou agir pour la sauvegarde des espèces 🙂 En voici quelques exemples: le conservatoire végétal en Aquitaine (Sud-Ouest représenteeeee), les associations Kokopelli, Confédération paysanne, Graines de trocRéseau semences paysannes en France, Seed Freedom mené par Vandana Shiva en Inde, ou encore le célèbre Slowfood dans le monde entier….La valorisation d’anciennes variétés nécessitant moins d’engrais et d’eau , la souveraineté alimentaire des familles paysannes, la diversité des espèces et le partage sont les maitres mots (tout cela dans le cadre d’expérimentation et d’association dans un souci de légalité).

Pour une petite touche finale, je vous transmets le lien vers un super documentaire (gratuit-version complète) sur l’agriculture familiale par de jeunes étudiants agronomes: Ceux qui sèment (2014). Bon film 🙂

A lire  :

Article du Monde (Novembre 2011) sur la Loi contre la réutilisation des semences en France

Article FAO (1997) sur la diversité des ressources génétiques en agriculture

Site du collectif « Semons la Biodiversité »

Site de l’IFPRI (International Food Policy Research Institute)

– Livre « Vandana Shiva, pour une désobeissance créatrice », de Lionel Astruc Editions Domaine du Possible (2014)

– Livre « Solutions locales pour désordre global », de Coline Serreau (2010) Editions Acte Sud Sciences Humaines coédition BETEN International

* 75% des espèces comestibles ont disparu en moins d’un siècle (source: FAO)

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Mars 2015

  • L’appel du ventre 2.0

A l’heure où 99,9999999% (j’ai cette impression) des gens en France ont un smartphone (bon ok j’avoue je suis passée du côté obscur de la Force il y a à peine 6 mois aussi, délaissant mon petit téléphone old school…paix à son âme…), on cherche toujours à impressionner ses potes avec les nouvelles applis tendances, dont les couleurs de présentation iraient très bien avec la coque de protection de son portable. C’est la concurrence pure et parfaite à qui sera le plus cool avec sa 3G.

« T’as pas Shazam? Non mais Meuf t’es pas sérieuse là??? Pfff mais retourne traire les vaches! »

…Pourquoi tant de haine…

Voici donc une Appli dont j’aime bien vanter les mérites 🙂 : OptiMiam. OptiMiam a été crée pour donner un coup de pouce à ceux qui veulent à la fois se régaler et agir contre un des grands maux de nos sociétés : le gaspillage alimentaire. Le principe? L’appli géolocalise les commerçants (restaurants/épiceries/magasins) à proximité de vous, qui souhaitent vendre en promo leur surplus de produits frais et produits qui arrivent bientôt en date de péremption. Parce-que sinon, c’est le drame : direction poubelle.

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(Smartphone ou boussole, chacun son astuce hein!)

Du coup, on repère ce qui est disponible et on file mettre un terme au ventre qui crie famine à la pause déjeuner. Et on a un High Five mental pour avoir contribuer à une action collective bénéfique pour le vendeur, le consommateur, et la planète.

« T’as pas OptiMiam? Non mais Meuf, t’es OUT là!« 

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Février 2015

  • To be or not to be Flexan

Début Février, je viens d’effectuer un petit séjour en Allemagne. La bière, les vélos, la bonne humeur, le « Guten Tag » souriant, ouais….la classe, vraiment je confirme! Mais c’est aussi les longues heures dans les cafés, salons de thé et autres endroits pour bruncher (rappelez-vous que le Brunch, c’est la vie. Oui, il y a beaucoup de choses qui sont « la vie » pour moi…). Et puis, j’ai remarqué que partout où mes fesses se posaient avant de subir l’attaque du cheesecake à Mille et une calories, il y avait ce mot « Veggie », « Vegan ». Alors je me suis dit, pourquoi pas faire un mini article sur ceux qui kiffent la viande et ceux qui ont décidé d’y renoncer, sans pour autant culpabiliser les uns et faire rager jusqu’au sang les autres? C’est parti!

Alors, qu’est-ce que c’est « être Vegan? ». Tout d’abord, il est essentiel de distinguer le végétarisme et le végétalisme, les deux grands courants de la vie « sans viande ». Les végétariens ne mangent pas de viandes et de poissons + crustacés (même si certains exclus la viande rouge/poulet etc…mais sont ok pour les produits de la mer). Les végétaliens, eux, préfèrent éviter tous produits d’origine animale, comme les oeufs, le lait, le fromage et autres produits laitiers, et le miel aussi. Les arguments sont multiples et chacun défend sa propre cause, qu’il considère comme importante. Mieux pour l’environnement (l’élevage, ça consomme beaucoup d’énergies, de terres*, et d’eau**), mieux pour notre santé (Image des muffins Vegan que j’ai fait Dimanche dernier…bave…je confirme), mieux pour l’éthique animal (le bien-être des animaux, contre les conditions dans lesquels ils sont dans les élevages intensifs, les abattoirs)….Bref chacun y trouve son compte 🙂 Plus d’infos, je vous conseille le site de l’association des végétariens de France.

Beaucoup ne se sentent pas capable de vivre sans viande ou rejetent cette idée tout simplement parce que ce n’est pas dans leur principe et ils ont aussi leurs arguments : santé (Vitamine B12 qu’on trouve dans la viande rouge), préservation de la diversité des races animales (l’élevage permet aussi dans certaines conditions la sauvegarde des espèces bovines ou ovines par exemple), patrimoine gastronomique (High Five les Frenchies!), conservation et valorisation des savoirs-faire et savoirs locaux (ex: Jambon de Bayonne)….On a même des mouvements qui se créent pour crier leur amouuuuuur pour la viande (ex: I Love Bidoche).

Et puis pour couper de manière honorable la poire en deux, il y a les flexitariens (« Flexan » du titre, c’est mon mot à moi). Le principe? On est conscient des enjeux de l’agriculture et de l’élevage, et donc on change aussi sa manière de consommer et de se nourrir. En gros, ils ont plutôt tendance à avoir un régime végétarien mais en faisant néanmoins des exceptions (une fois par semaine, une fois par mois, au restaurant, lors de sorties, d’anniversaire…), et consomment des viandes/poissons/oeufs et autres produits d’origine animale le plus souvent labellisés Bio/Label Rouge/AOC***, en gage de qualité.

Le plus important dans l’histoire, c’est de réapprendre à connaitre ce qui existe et ce que l’on mange. Par exemple : le consommateur de viande doit savoir et assumer la réalité des conditions d’élevage et abbatoirs. Eh oui c’est pas la cigogne qui amène ton steak à 20h tapante le soir dans ton assiette. Et non, ce n’est pas non plus la marmotte qui met ta tranche de jambon dans le sachet plastique (#Pub Milka #Trauma).

Petit point final sur l’alternative à la viande & co: faut pas oublier que l’on a d’inombrables ressources en fer/calcium/protéines dans le végétal comme les légumineuses (lentilles, pois, haricots), le miso (jap’ mon ami), le fameux tofu, les céréales (couscous bulghur, avoine, muesli, riz), les graines (lin, chanvre, sésame), les noix……La liste est incroyablement longue! A vous de vous renseigner, d’ouvrir les yeux sur les merveilles alimentaires qui existent autour de nous et de trouver votre propre voie désormais 🙂

*Selon la FAO, 70% des terres arables/cultivables sont destinées à l’élevage (pour nourrir les animaux et non les hommes)

** 1kg de viande =15 000 L d’eau en moyenne

***AOC (Appellation d’Origine Contrôlée) : Protection européenne d’une dénomination de produit alimentaire dont les caractéristiques sont essentiellement ou exclusivement dues au milieu géographique, comprenant les facteurs naturels et humains. Genre le Piment d’Espelette quoi. L’AOP (Appellation d’Origine Protégée) c’est à peu près la même chose mais niveau européenn (1992). L’IGP (Indication Géographique Protégée) cela signifie que la production, transformation et élaboration ont lieu dans une aire géographique délimitée. Le Label Rouge, c’est un label dit « de qualité » où le producteur a une charte plus stricte à respecter (ex: élevage plein air de la volaille…). Le Label Bio, c’est encore une charte mais plus stricte (ex: volaille nourrie sans OGM…) et plus de traçabilité.

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Janvier 2015

  • Geek éco-friendly

2015, nouvelle année, nouvelles résolutions! A part les traditionnels « j’arrête de boire en soirée comme une cuve sans fond (mytho), j’arrête de fumer (ouiii), je perds 20kg (nooooon), je vais courir 5 fois par semaine (*help*), vous n’avez rien trouvé d’autres? Eh bien moi, je vous en balance deux news cool! Combo Ecosia et Lilo.

Ecosia, c’est un nom tout beau pour désigner un moteur de recherche crée par une start-up allemande qui consiste encore une fois à donner du sens à nos actions, même les plus banales et quotidiennes. Pour chaque recherche effectuée sur internet avec ce moteur,  il est possible de financer des projets de reforestation (Brésil, Chine, USA…)  avec les 80% des revenus publicitaires qui sont redistribués. Pour cela, Ecosia s’est associée avec l’organisation The Nature Conservancy intégrant le programme « Plant a Billion Trees« .Pas mal l’idée hein? Et bien sûr, on peut très bien télécharger l’appli sur smartphone (gratuit) pour continuer à naviguer malin!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lilo (non pas Liloo Dallas multipass) applique le même principe mais à la place de financer uniquement des projets de reforestation, les recherches internet que vous faites vous soutenir des associations oeuvrant pour des projets solidaires en tout genre.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Geekez en bonne conscience! 🙂

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Edition spéciale Automne-Hiver 2014 : dossier anti-gaspi alimentaire

Photos : Mon Bro et moi

Conseil n°1 : Rien ne se perd, tout se transforme

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La cuisine c’est comme la chimie: rien ne se perd et tout se transforme.
On peut en faire des choses avec une pomme de terre. Et même avec ses épluchures! »Beurk mais qu’est-ce qu’elle dit la meuf » me direz-vous. Non non, je ne suis pas folle vous savez. Avec les épluchures de légumes comme la patate, courgette, carotte… (non traités ou bio, parce que le duo santé/pesticides concentrés n’est pas tip top), on peut faire (attention suspense) de très bonnes tartes! Quelques oeufs, du lait ou de crème, sel et poivre, et ce que vous voulez d’ailleurs (jambon, fromage…), vos épluchures et hop au four! Pour les épluchures de fruits, comme la pomme, optez pour des chips maison tout simplement. Un peu de sucre, et 40 min au four.

On peut aussi faire des salades et des plats plus élaborés, le tout c’est de tester et d’approuver . Tous à vos économes! 🙂

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Conseil n°2: Créa(c)tions culinaires

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« Y’a rien à bouffer dans le frigo! Faut faire les courses!« On entend souvent cette douce mélodie le soir au moment du repas. Et c’est pourquoi, certains commandent à emporter ou vont acheter un petit surgelé au supermarché du coin ou un plat tout prêt etc…Et ben moi je dis : NON! Parce que dans la plupart des cas, on voit toujours trainer des restes : les vieilles pâtes d’il y a 3 jours, la tranche de jambon qui a survécu, le yaourt qui a passé sa « date de péremption » depuis 1 semaine, la boite de thon ouverte à moitié entâmée…. Les exemples sont nombreux.Bon alors maintenant, on va se bouger le popotin et laisser libre cours à son imagination Parce que le gaspillage alimentaire, ben c’est nul! On cuisine ses restes du frigo, mais dans les règles de l’art : je ne te parle pas de faire revenir à la poêle avec une tonne d’huile tout ce qui traine, on va pas déconner; non moi je te parle de faire des trucs BONS! Et ouais, c’est possible en suivant les 3 conseils suivants:

1) Alors déjà, d’entrée, faut acheter les produits frais au jour le jour ou au dernier moment. Genre « ouais j’achète plein de courgettes, comme ça je les cuisinerai un de ses 4« , Gros mytho, ça pourrira avant que tu t’en rendes compte. Quand vous allez faire les courses, achetez raisonnablement. C’est pas la peine de faire un stock de ouf, on déstresse.

2) Faites gaffe et différenciez DLC (Date limite de consommation) et DLUO (date limite d’utilisation optimale) sur les produits. Comprenez que les yaourts, les oeufs et autres catégories se gardent plus longtemps que la date DLC inscrite. Donc faut pas flipper et tout mettre à la poubelle direct. A Lire (attentivement, on évite aussi les intoxications alimentaires tant qu’à faire): http://alimentation.gouv.fr/dateperemption

3) Le Bruit du Frigo  qui fera un excellent médiateur entre toi, ton frigo et ton estomac, si tu n’as toujours pas d’inspi. Le principe : tu marques ce qui te reste, et le site s’occupe de te trouver des recettes cool.

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Conseil n°3: Mettre la main au panier

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Quand je te dis « mettre la main au panier », c’est pas une blague, faut le prendre au pied de la lettre. Alors au choix , tu choppes ton panier qui moisit dans le garage et que tu sors pour le donner aux gamins à Pâques OU tu prends le sac recyclable de ton supermarché favori (oui oui, celui où il y a plein de fleurs dessinées, toujours plus de kikoo lol) OU tu oses le magnifique caddie de la grand-mère (un petit côté old school # hipsterstyle# t’as vu!).

Et direction : l’AMAP (Association pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne)C’est une petite structure qu’il y a dans ta ville (si, si, je t’assure, tu tapes sur google et tu verras) et qui permet d’aller te fournir en fruits et légumes frais et trooooop bons chaque semaine (horaires fixes) auprès d’un producteur qui te confectionne un bon petit mélange.En plus, des fois, il y a même du pain, fromage ou miel (c’est cadeau). La diversité, la régularité et la confiance sont les mots d’ordre.

En résumé

  • Chaque semaine, tu as droit à des produits différents (de saison, variétés anciennes…) dans une quantité qui t’évite de gaspiller ou de laisser pourrir tes légumes au fond du frigo (pas bon ça…)
  • Tu t’engages auprès du producteur du coin sous forme de contrat (6 mois/1 an, selon les AMAP, tu fais une avance via un petit chèque), ce qui lui permet d’avoir un revenu plus stable et d’écouler correctement ses récoltes.
  • Moins de gaspillage (pas de déchets plastiques ou d’emballages, pas de standardisation des produits, tout est consommé).
  • Des produits de qualité, généralement ici issus de l’agriculture biologique (y’a pas à dire, le goût est TOP!). Cool pour ceux qui en ont marre de manger de la ****** et qui optent pour une démarche éco-responsable.
  • Prix semblables à ceux en supermarché (donc c’est niquel même pour ceux qui sont un peu fauchés en fin de mois)
  • Lieu de rencontres avec des acteurs qui font bouger ta ville et ta planète en même temps

=

T’as tout compris à la vie.

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Conseil n°4: Elémen-Terre mon Cher Watson

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Pour cet avant-dernier article du dossier « anti-gaspillage », on va rentrer dans le vif du sujet alors accroche toi et je te conseille vivement de ne rien manger avant de lire. Ton chemisier risque de le regretter…Enfiles tes bottes (même celles rouge à pois blanc, allez s’tu veux…) et mets tes gants parce qu’aujourd’hui ma gueule, on va faire du.(du pole dance? non! du poney? non!!)….

Du compost!…..Whaaaaaat? Le compost mon cher, c’est la V-I-E. Proprement dit, car oui on va créer un beau petit mélange cocooning pour les micro-organismes qui vont recycler tes vieux déchets de légumes, fruits, mais aussi marc de café, coquilles d’oeufs, mouchoirs… Il suffit de suivre un schéma simple composé de 3 petits bacs, de ver de terre (surtout pour ceux qui habitent en appartement, ça évite les odeurs) et de beaucoup de patieeeence!

 

Bon j’avoue après, tout ça, c’est pas très sex. Alors petites astuces:
1) Choisis de jolis bacs tant qu’à faire, et pas un vieux trucs moisis en mode litière
2) Places ton système de compostage dans un coin de la cuisine (ou où tu veux) de manière discrète
3) Penses à bien couvrir les bacs, parce que ça pourrait faire fuir ton rencard du samedi soir…pas kikoo.

Et tu me diras « euh, ouais, et qu’est-ce que tu veux que j’en foute de ton compost? »

Pour cultiver de petites plantes aromatiques (verveine, sauge, thym, basilic..au top pour l’Hiver!) dans des pots sur le balcon ou dans la cuisine, jardiner, entretenir ton potager, entretenir les pots de fleurs et plantes qui décorent ton appart »…Tout cela avec un super-engrais-de-la-mort-qui-tue. C’est 100% naturel et 100% économique

Je vous mets en lien un guide de l’ADEME (Agence de l’Envrionnement et de la Maitrise de l’Energie). Bref, c’est l’histoire de la vie, le cycle éternel quoi.

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Conseil n°5: Cinquante nuances de « Green »

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Désolée de te décevoir mais Christian et la Chambre Rouge, ce n’est pas pour ce soir…Pour mon ultime conseil du dossier anti-gaspillage 2014, j’aimerais juste vous dire que oui, il est temps d’ouvrir les yeux (…oui bon ben dans ce cas là, tu ôtes ton bandeau velour là, et tu écoutes attentivement…tsss) et de se rendre compte que nous sommes dans un monde qui bouge les enfants! Mouvements citoyens, innovations, projets collectifs sont au coeur de ce que l’on appelle « l‘Economie Sociale et Solidaire » (ESS). Comme Novembre est le mois de l’ESS, je me suis dis que ça serait bien de vous faire découvrir quelques petits potins qui sont en lien avec l’anti-gaspillage alimentaire, et qui se passent tout près de chez vous.

Le premier : Disco SoupeLe premier : Disco Soupe

Alors Disco Soupe, ce n’est pas vraiment une radio que l’on laisse tremper dans la marmite, non ça tu laisses tomber. En réalité, c’est un mouvement citoyen qui veut sensibiliser la population au gaspillage, partout dans le monde. Les fruits et les légumes invendus ou pas assez standards pour la vente (supermarché, sortie d’un champs), sont récupérés, cuisinés ensemble en musique et distribués gratuitement dans la rue. De l’ambiance, des rencontres et de la bonne humeur, tout en dégustant ton smoothie ou soupe maison, je dis « oooooh ouiiiiii ».

Hum.

Le deuxième: Les jardins partagés

Jardins familiaux, ouvriers ou partagés, il est temps d’aller cultiver son petit coin de paradis. Si tu n’es pas adepte des plantes décoratives dans ton appart’ et que tu as quand même envie de faire du compost’ du feu de Dieu (parce que concrètement ça te fait chier de jeter tout à la poubelle quand tu sais la merveille que ça peut faire: conseil n°4), il te suffit d’aller dans une de ces associations de jardins partagés (dans ta ville, ton quartier), et d’y adhérer pour avoir ta petite parcelle. Seul, à deux, en famille (les enfants adorent, si, si), tu y plantes tes légumes, plantes médicinales ou aromatiques (…), tu en récoltes les fruits, tu recycles tes déchets verts et tu recrées un lien entre toi, la terre, la nature, la vie…oui bon on va s’arrêter là. Ce qui est cool, c’est que tu rencontres sur le lieu d’autres personnes avec qui tu peux parler, te marrer et plus si affinités…. Et ouais, mieux que Tinder !

Avec ce dossier, que je ne vous prenne pas la main dans le sac à faire n’importe n’awak avec le miam miam hein! 😀

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Dernier mois en Amazonie, alors je prends un peu de vacances 🙂

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Juillet 2014

  • Tu veux « Wwoofer » quoi aujourd’hui?

Voici que voilà une spéciale news pour cette session vacances 2014 et j’ai décidé de vous faire découvrir l’activité tendance de ces dernières années: le Wwoofing.

Le Wwoofing (World-Wide Opportunities on Organic Farms), c’est des rencontres, des paysages, des voyages et du retour aux sources. Le principe, c’est d’aller travailler bénévolement dans une ferme Bio où l’on vous loge et nourrit en échange de ce travail. Généralement, les personnes qui accueillent sont là avant tout pour partager un moment convivial avec les nouveaux arrivants qui ne connaissent pas forcément la région, et pour transmettre leurs savoirs et leur passion pour l’agriculture et la nature. La seule condition pour être accepté? La motivation.

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Ce réseau international se développe de plus en plus que ce soient dans les pays du Nord ou du Sud. Il suffit de s’inscrire sur le site (on demandera une petite contribution, aux alentours de 15€/an) et de trouver ce qui vous plairait le plus : un séjour en apiculture dans le Sud de la France? cultures d’herbes aromatiques en Italie ? de vignes au Chili? Elevage de chèvres ou de poneys en Irlande?

Je résumerai le Wwoofing avec une simple phrase: « Lier l’utile à l’agréable« . Certes, on transpire, on est fatigué à la fin de la journée, mais on aide autrui, on apprend et on découvre. Alors si vous ne savez pas trop quoi faire pour les vacances, foncez!

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Juin 2014            

  • Concilier éthique et innovation : Yes we can!

L’accès à l’eau est l’un des problèmes majeurs du XXIème siècle. Si l’un des Objectifs du Millénaire pour le Développement pour 2015 se veut de réduire la pauvreté, il faut impérativement appréhender les enjeux liées à la gestion, la préservation, la distribution et l’accès aux ressources naturelles, et en particulier  l’eau. Chaque humain sur Terre devrait avoir accès à une eau en quantité suffisante et en qualité.  Or, dans les pays dits « du Sud » (pays en développement et pays pauvres), il n’y a pas forcément comme chez nous tout un réseau de tuyaux sous-terrains pour la distribution de l’eau, des stations d’épuration de qualité. De plus, le coût de l’eau est très variable (cela en fonction de si la ressource est considérée comme un bien public, privé, par qui elle est contrôlée etc…). Les populations rurales pauvres sont encore plus vulnérables face à ce défi. Pourtant, des gens créatifs et ingénieux existent et mettent leur talent au service d’une autre vision du développement  avec un nouveau type de purificateur d’eau en Inde.

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Ici, l’innovation doit pouvoir se diffuser par un système de réseau d’acteurs locaux, en s’adaptant aux dimensions économiques, sociales et culturelles. En effet, les populations locales doivent pouvoir y avoir accès à moindre coût, la recréer avec les matières premières à disposition (terre, argile, charbon, textile…), tout en y projetant un savoir-faire traditionnel (artisanat) et en promouvant un business local. Ce purificateur low cost permet d’éliminer 98% des premiers déchets contenus dans l’eau (poussières, boues…) grâce à un système de filtre coton/sable/charbon actif, réduisant ainsi les risques de Choléra. Le pot en clay va maintenir une eau fraîche.

Cette démarche  à l’écoute des savoirs locaux et de la communauté est à l’initiative d’Anne-Laure Delva et de Laura Erbacher. Pour en connaitre davantage sur ce projet de Social Design: cliquez ici!

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Mai 2014

  • French pâté

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Il y a de cela deux mois, dans le cadre de mes études, j’ai eu l’occasion de rédiger un article sur la mondialisation des comportements alimentaires, en me concentrant sur le pays du Vin rouge et du fromage-qui-pue : la France! En gros, via des lectures biblio, ça parle du profil du mangeur occidental du XXIème siècle, qui est désormais face à une infinité de choix et de diversité, et qui est en quelque sorte un peu pommé. Entre régime/commerce équitable/bio/labels/bon pour la santé/bon pour la gourmandise/produits locaux/produits exotiques, il y a de quoi se taper la tête contre un mur des fois au supermarché!

Attention dernière partie spécial focus sur les produits de terroirs, qui met en appétit!

L’article a été publié sur le site web du centre de recherche sur la mondialisation au Canada. Pour le lire: c’est par ici.

Bonne lecture 🙂

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Avril 2014

  • Dans la jungle, terrible jungle 

Après un petit moment d’absence, me revoilà avec un article tout frais ! Direction l’Amazonie* péruvienne, avec son climat tropical et sa biodiversité surprenante, pour découvrir les projets de Latitud Sur. Cette ONG est basée à Iquitos (« capitale » de l’Amazonie), et s’occupe de nombreuses activités concernant le tourisme solidaire, la commercialisation de produits locaux (ex : huile d’aguaje, très bon pour la peau et les cheveux pour les addict’ des produits de beauté naturels), la sensibilisation à la médecine traditionnelle des peuples autochtones et…la reforestation via l’agroforesterie !

Alors qu’est-ce que l’agroforesterie ? C’est tout simplement l’idée d’associer cultures et arbres sur un même espace. Dans le cas de Latitud Sur, 4 communautés (Santa Rita, Fray Martin, San José de Lupuna et San Pedro), le long du Rio Nanay, participent au projet et plantent ainsi des arbres fruitiers (les fruits, ce n’est pas ce qui manque en Amazonie !) et des arbres destinés au bois d’œuvre, en parallèle de leurs cultures de manioc, de bananes plantains, et de cultures maraichères (légumes). Cette association est astucieuse car on a d’une part une bonne fertilisation du sol (grâce aux feuilles mortes des arbres), une bonne symbiose entre espèces (moins de risques de maladies, de problèmes de ravageurs) et une diversité dans l’alimentation et dans les revenus. Le menu gagnant quoi !

 

 

 

 

 

Si tout cela vous a donné un peu faim, n’hésitez pas à checkez cette asso porteuse de dynamisme et de créativité ! Et si vous souhaitez vous évader pour des vacances, laissez vous bercer sur un hamac à bord de leur bateau-croisière « Selva Viva », prônant un tourisme solidaire et éthique (en plus, l’image du bateau envoie du sacré steak!).

*N.B : L’Amazonie est souvent qualifiée de « poumon vert de la planète ». Il faut juste savoir que, selon les chiffres de CO2 absorbé, ce sont plutôt les océans qui sont les poumons de notre planète! Donc on se doit aussi de chouchouter nos océans! 😉

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Mars 2014

  • Magnifiiiiiiique ma chérie!

Il existe plusieurs façons de recycler nos déchets organiques utilisés en cuisine (c’est à dire fruits/légumes pourris, coquilles d’oeufs, épluchures…). Tout d’abord le compost, qui ne demande pas beaucoup de travail et qui valorise ces déchets  en bonne base d’engrais pour alimenter le sol/la terre de votre futur potager/jardin ou même de votre pot de fleur dans l’appartement. Dans le même délire, on a le lombri-compost où ici, le ver de terre va travailler sans relâche pour vous donner un engrais du tonnerre! La deuxième grande façon de recycler qu’on entend aussi, ce sont les recettes à base d’épluchures (bio de préférence vu que la peau contient davantage de traces de pesticides).

Mais mais…Découverte du jour pour toi public! Il existe une façon un peu plus « glamour » de valoriser vos déchets : la teinture végétale pour vos vêtements! Utilisez votre coque d’avocat pour obtenir du rose, de la grenade pour du jaune, de l’amande pour du marron, combiner à de la poudre d’alin (en pharmacie) et de fer (vieux clous par exemple) et HOP! T-shirt design! Miranda ou Cristina vont se réjouir!

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Découvrez cette méthode ingénieuse avec l’association Coloretonmonde.

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Février 2014

  • Le Guarana, un « Redbull solidaire? »

Interview de Fleur Leparquier, collègue ingénieur en agro-développement sur la filière équitable du Guarana au Brésil par  « Guayapi ».

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Question 1: Qu’est-ce que le Guarana? Son origine? Ses bienfaits? Comment le consommer?

« Le Guarana est un arbuste de la forêt amazonienne, qui depuis toujours est consommé par les indiens Satéré Mawé en Amazonie Brésilienne. Ce sont les Satéré Mawé qui sont à l’origine de la transformation traditionnelle du Guarana pour en extraire une substance énergétique et dynamisante qui se partage lors des moments de réunions, de cérémonies, ou encore de pauses pendant les chasses sous forme de  boisson.

 De cet arbuste, se récolte les baies pour en prélever les graines. Car c’est dans son noyau que le guarana présente une richesse énergétique naturelle remarquable. Une teneur en magnésium et en guaranine, un équivalent de la caféine rend la graine puissante . traditions légende, mode de consommation actuels aujourd’hui celui que je recommande. »

Question 2: Peux tu me décrire en quelques phrases Guayapi et comment l’entreprise se différencie-t-elle par rapport aux autres?

« GUAYAPI TROPICAL est une entreprise fondée par Mme Claudie Ravel en 1990 et née de la création d’un partenariat de commerce équitable avec les Satéré Mawé solide, qui perdure encore aujourd’hui. C’est à partir d’un premier programme, « 20kilos » qu’a démarré l’activité de l’entreprise de Mme Ravel. Selon elle, l’introduction du Warana (désignant le Guarana des terres d’origine) sur le marché européen est issu de la demande  des représentants du peuple Satéré Mawé  cherchant à répondre aux contraintes  qui se présentaient à eux autour de leur savoir ancestral et de cette ressource biologique et génétique, cadeau de la forêt Amazonienne.  Un premier engagement entre GUAYAPI et les Satéré Mawé s’est alors établi, celui de fournir 20 premiers kilos de poudre de Warana, transformé selon leurs savoirs ancestraux, biologique, et issus originellement de cueillette sauvage.

Depuis, GUAYAPI veille à valoriser des matières premières issues de plantes d’Amérique du Sud et du Sri Lanka pour leurs vertus, leurs origines, leurs modes de transformation et de culture totalement en accord avec la restauration des écosystèmes et la préservation de l’environnement. L’ensemble de la gamme des produits GUAYAPI garantissent aux consommateurs de super aliments naturels, une pureté des plantes utilisées, des produits biologiques issus d’un échange commercial équitable.

GUAYAPI est membre de la Plateforme pour le Commerce Equitable, et participe aux débats sur les enjeux et l’avenir de cette forme d’échange commercial, tout en revendiquant son authenticité en tant qu’entreprise commerciale. Dans le monde du commerce équitable deux grands chemins s’offrent aux structures commerciales : la filière labelisée, certifiée, où l’entreprise s’engage à suivre un cahier des charges international régissant des normes sur les échanges commerciaux avec les « petits producteurs » ; et la filière dite intégrée comme GUAYAPI où les structures gèrent de manière plus indépendante leur fonctionnement en intégrant les principes du commerce équitable dans leurs échanges directs avec les producteurs. Ceci n’a évidemment pas empêché GUAYAPI  de certifier ses produits, pratique nécessaire aujourd’hui pour satisfaire des consommateurs  avisés et sensibilisés sur leurs modes d’alimentation et d’achat. En effet, depuis le début de l’aventure, GUAYAPI a toujours travailler avec le label FGP, Forest Garden Product, fondé par le Dr Ranil Senanayake au Sri Lanka, qui lui garantit un produit issu d’une production biologique, mise en place dans un écosystème analogue à l’écosystème d’origine, ainsi qu’un échange équitable entre producteur et commerçant. De plus, de très nombreux produits, super aliments ou cosmétiques naturels qu’offre GUAYAPI sont certifié par des labels comme le label AB, Ecocert, etc…

L’entreprise est ainsi à l’origine de l’introduction de nombreuses autres plantes tropicales sur le marché européen, ce qui lui a induit de nombreuses démarches administratives et judiciaires pour faire valoir l’authenticité de ses produits et leurs bienfaits : Warana (Guarana des terres d’origines), la Stévia, plante au pouvoir sucrant végétal naturel et à l’index glycémique faible… »

Question 3: Quels sont les programmes en cours?

« GUAYAPI est une entreprise commerciale militante et non un organisme de gestion de programmes particuliers concernant la préservation des écosystèmes d’origines ou des savoirs ancestraux des peuples autochtones des forêts tropicales par exemple. C’est à travers le respect de ses valeurs, de la charte FGP et du commerce équitable que les actions militantes de GUAYAPI s’appliquent. Néanmoins, GUAYAPI contribue depuis toujours à la promotion des actions environnementale de FGP, du réseau IAFN (International Analog Forestry Network) qui gère et regroupe les structures comme FGP, et fais partie depuis 3 ans du réseau SLOW FOOD. D’ailleurs deux des produits GUAYAPI font aujourd’hui partie des produits sentinelles comme le Warana des Satéré Mawé et les produits de l’arche du goût comme le sirop à la sève de Kitul, palmier du Sri Lanka. »

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Janvier 2014

  • Savez-vous planter les choux?

Si je vous dis qu’il est tout à fait possible, en rentrant de l’école avec vos enfants, de cueillir au passage gratuitement quelques légumes et herbes aromatiques sur la place publique, vous me direz surement que j’ai un peu abusé de l’apéro.  Si je vous dis que vous pouvez aussi composer vos menus avec des produits issus en direct de votre toit, vous me direz que là,  je ne me suis pas encore remise de la soirée du nouvel an. Et bien non!

C’est bel et bien l’essor de l’agriculture urbaine!

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Alors l’agriculture urbaine, par la définition d’une  socioéconomiste et agroécologue  Silvia Perez-Vitoria*, c’est une agriculture intra et périurbaine, concernant des cultures de plantes et des élevages à l’intérieur et autour des villes. Étrange puisque l’on se représente habituellement l’agriculture dans un beau paysage de campagne, isolé du reste de l’univers.  Dans un monde où la population urbaine est devenue plus importante que la population rurale, il apparait nécessaire de repenser son mode d’approvisionnement. Avec toutes les réflexions sur l’agriculture du XXIème siècle qui accompagnent notre âme de citoyen, l’agriculture urbaine semble être un moyen plutôt efficace de concilier proximité-qualité-savoir dans notre alimentation. En effet, souvent, on ne connait pas ce que l’on mange/consomme (la traçabilité, c’est plus trop notre fort). Là, l’urbain va se réapproprier l’acte de cultiver et de nourrir la population.

On a une distinction marquée entre usages et représentations de l’agriculture urbaine entre pays du Nord et pays du Sud. D’un côté, dans les pays développés,  on voit l’agriculture urbaine comme une manière de tisser du lien social et de préserver l’environnement. Dans les pays en développement et « sous-développés », c’est plutôt un moyen de développer une filière alimentaire et productive face à une population urbaine qui explose.

Voici quelques exemples intéressants:

– Les jardins partagés et la réinsertion par l’agriculture en Espagne

– L’expérimentation de potagers sur toit à AgroParisTech

Le célèbre réseau européen des Incroyables Comestibles en provenance d’Angleterre

Une micro-agriculture participative avec le projet Ecosphère à Nantes

– De grandes productions en ville à Cuba

– L’agriculture urbaine et la sécurité alimentaire en Tanzanie

N’hésitez plus à cultiver votre propre petit coin de paradis et à en récolter ses fruits =)

* Silvia Vitoria Perez a écrit sur la condition paysanne dans le monde et sur les défis actuels de l’agriculture. Si vous êtes intéressés, voici une petite bibliographie:

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Décembre 2013

  • Les 3 Supernanas 

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On a tous, à un moment donné dans sa vie, rêvé d’aventures, de dépaysement, de voyages: la forêt amazonienne, de belles montagnes, des paysages somptueux, la découverte d’autres cultures…Vous me suivez? Et si, cette fois-ci, on associait cette belle expérience à une dimension solidaire? C’est la mission d’Aventure Equitable!

Cette association étudiante Edhec-ienne compte une équipe de trois jeunes demoiselles: Miren, Candice et  Laure. Aventure Équitable a pour but de se mettre au service du développement des populations locales en œuvrant pour la mise en place durable d’une économie sociale et solidaire. Pour cela,  on se concentre sur trois grands axes: le micro-crédit, le tourisme solidaire et le commerce équitable. Pendant 6 mois, les filles ont choisi de parcourir trois pays d’Amérique Latine (Colombie, Argentine, Pérou) pour mener à bien leur projet.

Dynamisme, engagement et bonne humeur : la recette de la réussite!

LA VIDEO DU PROJET: CLIQUEZ ICI

Vous pouvez participer à la réalisation de ce beau programme avec des dons sur Kiss Kiss Bank Bank, une plateforme visant à promouvoir des projets innovants et à les financer. Pour les aider, cliquez sur ce lien : http://www.kisskissbankbank.com/aventure-equitable-2014

Pour plus d’infos:

Page Facebook de l’association

Blog pour suivre leur aventure

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Novembre 2013

  • Il n’est pas frais mon poisson?!

Parce-que ce n’est pas toujours évident de savoir si ce que l’on compte acheter en poissonerie risque de menacer ou non une espèce, ou d’encourager ou non des pratiques non durables en pêche (lire la petite note en dessous), la fondation GoodPlanet de Yann Arthus-Bertrand a mis en place une appli gratuite « Planet Ocean » pour smartphone histoire de guider le consommateur quand il fait ses courses 🙂 On distingue 3 catégories : A privilégier, Avec modération et A éviter. Pour les fêtes, les grillades, les repas de tous les jours, on n’abuse pas de ce petit guide high-tech!

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On va voir si ta dorade elle est fraiche ma gueule!

Note: En 2013, la Commission européenne a proposé d’interdire le chalutage en eaux profondes lors des activités de pêche. Qu’est -ce que le chalutage? Ce sont de grands filets de pêche qui raclent les fonds marins, détruisant ainsi des écosystèmes, espèces…. La France reste un pays relativement actif dans cette méthode, disons avec un peu d’ironie, pas très éco-friendly. Le 10 Décembre 2013 aura lieu un vote au Parlement. Pour faire entendre la voix des citoyens et citoyennes face aux lobbies, l’association « Bloom »organise une pétition. Pour signer, cliquez ici. Plus d’infos sur ce sujet, un article dans LeMonde.

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Une réflexion sur “Le Point infos

  1. Pingback: Pursuit of Happiness | Le Monde de Berlande

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